SCÈNE III
DËMOCWÎE , THALER.
Quelle mouche la pique ? A qui diable en a-t-elle ? Aile a, comme cela , des vapeurs de cervelle. Je ne sais; mais, depuis qu'elle est en ce pays, Elle fait peu de cas de ce que je lui dis.
démochitb.
Un soin plus important à présent la tourmente. Aurait-on jamais cru que cette jeune plante, Que j'avois pris plaisir d'élever de mes mains , Eût trompé mon espoir, et. trahi mes desseins? Agélas s'est épris, en la voyant paraître, Du feu le plus ardent...
Morgue, le tour est traître!
DÉMOCBITE.
La pompe de la cour, et son éclat flatteur, A de ses faux brillants séduit son jeune cœur. De son malheur prochain nous sommes les compli- Hous l'avons amenée au bord des précipices : [ces, . Car, sans t'en dire plus , tu t'imagines bien 1* but de cet amour.
THALEB
' • " Oui , cela ne vaut rien.
DÉMQCRITH.
Il faut abandonner la cour tout au plus vite.
Abandonner la cour?
démocbitk.
Oui.
THALEB
C'est un si bon gîte!
Je m'y trouve si bien !
DÉMOCBITE.
Il n'importe, il le' faut.
Tu dois tirer d'ici Criséis au plus tôt; C'est à toi que le roi fait la plus grande offense.
- THALEB
Je le vois bien ; pour faire ici sa manigance , Morgue, le prince n tort de s'adresser à moi : Il s'imagine donc que parce qu'il est roi... Suffit , je ne dis mot.
DÉMOCBITB.
Il y va de ta gloire.
THALEB. [re :
C'est, morgue, pour cela qu'i lsm'avont tant fait boi- Mais ils n'en croqueront, ma foi, que d'une dent ; Je vais faire beau bruit. Serviteur cependant.