‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 311 sur 1244 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ÉRASTE , CRISPIN

ÉRASTE, omranl U lettre.

Il est entré. Lisons...

■ Vous serez surpris du parti que je prends ; « mais l'esclavage où je me trouve devenant plus

• dur chaque jour , j'ai cru qu'il m'étoit permis de

■ tout entreprendre. Vous , de votre côté , essayez

* tout pour me délivrer de la tyrannie d'un homme

■ que je bais autant que je vous aime. *

Que dis-tu , je te prie , De tout ce que tu ■ vois , et de cette folie P

CHISPIN.

J'admire les ressorts de l'esprit féminin , Quand il est agité de l'amoureux lutin.

ÉRASTE

Il faut que, cette unit, sans pins longue remise , Nous fassions éclater quelque noble entreprisé, Et que nous l'arrachions, Crispin, d'uu joug si dur.

CRISPIN

Vous voulez l'enlever ?

iuin.

Ce serait le plus sûr , Et le plus prompt.

D'accord. Mais , vous rendant service , Je crains après cela...

Que crains- tu ?

crispin.

La justice.

ÉBASTB.

C'est pour nous épouser.

CRISPIN

C'est fort bien entendu.

Vous serez épousé ; moi , je serai pendu.

ÉRASTE

Il me vient un dessein... Tu comtois bien Clitandre?

■ On Ht, dini |i première édition i

Que du-ln , Je le prie.

M Uni ea ojse M vota . M de MU Mie 1

CRISPIN

Oui-dè.

ÉBASTE.

D'un tel ami nous pouvons tout attendre : Son cliâteau n'est pas loin; c'est chez lui que je veut Me choisir un asile eu partant de ces lieux. Là, bravant du jaloux te dépit et la rage, Nous disposerons tout pour notre mariage. La joie et le plaisir régnent dans ce séjour , Et nous y conduirons et l'Hymen et l'Amour.

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