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LES FOLIES AMOUREUSES, ACTE II, SCÈNE VIII

BHASTB. bai à Crbpln.

Quoi! malheureux, Tu peux rire, et la voir en cet état affreux!

AGATHE

Attendez... doucement... mon démon de musique M'agite , me saisit... je tiens du chromatique. Les cheveux à la tête en dresseront d'horreur... Ne troublez pas le dieu qui me met en fureur. Je sens qu'en tons ' heureux ma verve se dégorge.

(Elle twœ beaucoup, et crache au nea d'Albert.) Pouah! c'est un diésisque j'avois dans la gorge. Or donc, dans le duo dont il est question , Vous y verrez du vif et de la passion : Je réussis des mieux et dans l'un et dans l'autre. ( Ella donne un papier de ramlqueà Albert, et une lettre I

Brute.) Voilà votre partie ; et vous , voilà la vôtre. (Elle tonjae pour M préparer 1 chuter. ) CHISPIK.

Écartons- nous un peu ; je crains les diésis.

LISETTE, à part.

Nous entendrons bientôt de beaux charivaris.

ALBERT

Agathe , mon enfant , ton erreur est extrême. Je suis seigneur Albert, qui te chéris, qui t'aime.

AGATHE

Parbleu , vous chanterez .

Eh bien! je chanterai; Et, si c'est ton désir encor, je danserai. ÉRASTE . ouvrant m» papier, * part.

Une lettre, Crispin.

CR1SP1N. bai a Brute.

Ah! Ciel ! quelle aventure !

Le maître de musique entend la tablature.

AGATHE

Ça, comptez bien vos temps, pour partir; cette fois C"eal Ton qui commence». AÏIon* , vile : un , deua , trois. ( Elle dont»: un coup du papier dont elle bail» memreair la tète d'Albert , et frappe du pied eu r le Bien arec colère. ) Partez donc , partez donc , musicien barbare , Ignorant par nature , ainsi que par bécarre. Quelle rauque grenouille, au milieu de ses joncs. T'a donné de ton art les premières leçons? Sais-tu, dans un concert, ou croasser, ou braire?

? ALBERT

Je vous ai déjà dit, sans vouloir vous déplaire, Que je n'ai point l'honneur d'être musicien.

Pourquoi donc, ignorant, viens-tu, ne sachant rien, ■Dam plinieun tfiUott moderne) , on Ut leur» au liai de

Interrompre un concert où ta seule présence Cause des contre-temps et de la discordance? Vit-on jamais un âne essayer des bémols , Et se mêler au chant des tendres rossignols? Jamais un noir corbeau , de malheureux présage, Troubla-t-il des serins l'agréable ramage? Et jamais., dans les bois, un sinistre hibou, Pour chanter un concert , sortit-il de son trou ? Tu n'es et ne seras qu'un sot toute ta vie.

CRISPIN, à Agathe.

Mon maître, comme il faut, chantera sa partie: J'en suis sa caution.

AGATHE

Il faut que, dès ce soir, Dans une sérénade, il montre son savoir; Qu'il fasse une musique, et prompte, et vive, et ten- Qui m'enlève. [dre,

LISETTE, k Criiplu.

Entends-tu ?

CHlSPIrt.

Je conwence à cosopreadre.

C'est... comme qui diroit une fugue.

D'accord.

cnispra.

Une fugue, en musique, est un morceau bien fort, Et qui coûte beaucoup.

(buaAftatbe.) Nous n'avons pas un double.

AGATHE, bat à Crkrpbi.

Nous pourvoirons à tout ; qu'aucun soin M vous Érastb, a Agathe. ' [trouble.

Vous verrez que je suis un homme de-concert , Et que je sais, de plus , chanter à livre ouvert.

AGATHE ebanto.

L'nreelletto, Ho, non e matin .

CI» . cercando di qui , dl U , Ta trorando la llbertà i Vtreml.remlhi Ml f* aol , fa aol la.

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