SCENE PREMIERE
LE CHEVALIER, VALENTES.
valbktin, ' a;
Voter frère est trouvé, mais ce n'est i-
Vous m'en voyez , monsieur, encor t< i-
J'avois couru Paris de l'un à l'autre b e.
Au coche, au messager, à là poste, e Et je vous avertis que je niai passé ri . Où quelque i le :
J'ai même n ,
Aqui,depui t..
J'ai honte d irome :
Il me l'a, tu «i.
Et du premit ,
De m'acquitter vers lui rien ne peut m' empêcher.
YALENTItt.
Tant mieux. Ne sachant plus enfin quel parti pren- A la douane encor j'ai bien voulu me rendre; fdre, Là , j'ai vu votre frère au milieu des commis , Qui s'emportoit contre eux du quiproquo commis. Je l'ai connu de loin ; et cette ressemblance ,
Dont vous m'avez parlé, passe toute croyance : Le visage et les traits, l'air et le ton de voix, Ce n'est qu'un ; je m'y suis trompé plus d'une fois. Son esprit, il est vrai, n'est pas semblable au vôtre. H est brusque, impoli; son humeur est tout autre: On voit bien qu'il n'a pas goûté l'air de Paris ; Et c'est un franc Picard qui tient de son pays.
LE CHBVALIEK.
On doit peu s'étonner de cet air de rudesse Dans un provincial nourri sans politesse : Et ce n'est qu'à Paris que l'on perd aujourd'hui Cet air sauvage et dur qui règne encore en lui.
VALENT! H
De loin, comme j'ai dit J'observois sa querelle; Et quand il est sorti , j'ai fait briller mon zèle; J'ai flatté son esprit; enfin, j'ai si bien fait. Qu'il veut, comme je crois, méprendre pour valet. I) s'est même informé pour une hôtellerie. Moi, danslesbauUprojetsdontmonâmc est remplie, J'ai d'abord enseigné l'auberge que voici. Il doit dans un moment me venir joindre ici.
LE CHEVALIER
Quels sont ces hauts projets dont ton âme est eharvalentin. [niée?
Tai
atter,
YALENTIS.
Cela ponrroit peut-être arriver aisément*
A notre campagnard nous donnerions fa tante;
Pour vous serait la nièce, et pour moi la suivante.
LE CaiVALIEB.
Mais comment ferions-nous , dans ce hardi dessein ,
Pour maître ptomp tement cette arTairejtcibon train ?
VALENT IH
Il faut premièrement quittar cette parure , Prendre d'un héritier l'habit et la ligure , L'air entre triste et gai. Le deuil vous aied-fl bien ?
LE CHEVALUtl.
Si c'est comme héritier, ma foi , je n'en sais rien : Jamais succession ne m'est encor venue.
VALXIfTIN.
Faites bien Testaient à la première vue. Imposez eu notaire , et soyez diligent , Autant que vous pourrez, à toucher cet argent.
LE CHEVALIER
J'aide tromper mon frère, aufond, quelque scrupule.
VALEKTIN.
Quelle délicatesse et vaine et ridicule!