‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 342 sur 1244 · I.E CUBViLIEH · texte numérisé non relu

I.E CUBViLIEH

Si pour ce bien offert tu me vois quelque ardeur, C'est pour mieux mériter Isabelle et son cœur. Je l'adore; et je puis te dire, en confidence, Qu'elle ne me voit pas avec indifférence ; Son père n'en sait rien, et nemeçonnoltpas; Pour l'obtenir de lui je n'ai fait aucun pas; Et n'ayant pour tout bien que la cape et l'épée, Toute mon espérance auroit été trompée.

Quelque raison encor m'arrête en ce moment.

VÀI.ENTIN.

Quelle est-elle?

LE CHEVALIEB.

J'ai pris certain engagement , Et promis , par écrit , d'épouser Araminte.

Sur cet engagement bannissez votre crainte. Bon! si l'on épousoit autant qu'on le promet , Ou se marieroit plus que la loi ne permet. Allons au fait. Pour mettre en état notre affaire , H faut être vêtu comme l'est votre frère. H porte le grand deuil ; son linge est effilé ; Un baudrier noué d'un crêpe tortillé ; Sa perruque de peu diffère de la vôtre. Ainsi vous n'aurez pas beso In d'en prend re u n e autre. Allez vous eneréper sans perdre un seul instant.

LR CHEVALIEB.

Pour dîner avec elle Araminte m'attend.

VALE8TIN

Vous avez maintenant bien autre chose à faire ; Vous dînerez demain. Je crois voir votre frère : Il vient de ce côté , je ne me trompe pas; Vous, de cet autre-cî , marchez; doublez le pas.

Vais , dis-moi cependant...

valent™.

Je n'ai rien à vous dire ; Du tout, dans un moment, je saurai vous instruire.

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