LE LEGATAIRE UNIVERSEL, ACTE II, SCENE VI
Douma -mot le billet, je vais le déchiffrer. (Bile Ut. ) ■ Depuis notre entrevue , monsieur, j'ai fait ré-
■ flexion sur le mariage proposé, et je trouve qu'il
■ ne convient ni à l'un ni à l'autre; ainsi vous trou-
■ verez bon, s'il vous plaît, qu'en vous rendant
■ votre parole , je retire la mienne , et que je sois • votre très-humble et très-obéissante servante,
> ÀROÀNïE.
■ Et plus bas,
o Isabelle. ■ Tous pouvez maintenant, sans que l'on vous punis- Tons retirer chez vous, et quitter le service ; [se , Voilà votre congé bien signé.
SÉHONTB.
Mon neveu , Que dis-tu de cela ?
BBASTB.
Je m'en étonne peu.
liais , sans vous arrêter à cet écrit frivole, Il faut les obliger à tenir leur parole.
GÉBONTB.
Je me garderai bien de suivre ton avis.
Et d'un plaisir soudain tous mes sens sont ravis.
Je ne sais pas comment, ennemi de moi-même,
Je me précipitois dans ce péril extrême :
Un sort à cet hymen m'entraînoit malgré moi,
Et point du tout l'amour.
LISETTE
Sans jurer, je le croi, Que diantre voulez-vous que l'amour aille faire Dana un corps moribond , à ses feux si contraire ? Tra-t-il se loger avec des fluxions , Des catarrhes , des toux , et des obstructions ?
GÉBONTB. m liqnali de madame Argute. Attends un peu là-bas, et que rien ne te presse ; Je vais faire, à l'instant, réponse à ta maîtresse.
( Le Uquiii ds madame Argaute Mit-)