LE LEGATAIRE UNIVERSEL, ACTE III, SCENE III
LISETTE, bu I Gfronlc
Vous avez un neveu, monsieur, ne tous déplaise, Qui dit ses sentiments en pleine liberté.
GBBOXTE , bu * Liwlte.
A te dire le vrai , j'en suis épouvanté.
. CHISPtN.
' Je suis persuadé, de l'humeur dont vous êtes,
I Que la succession sera des plus complètes,
I Queje vais manier de l'or à pleine fhain ;
I Car vous êtes, dit-on, un avare, un vilain.
J Je sais que , pour un sou , d'une ardeur héroïque
I Vous vous feriez fesser dans la place publique.
[ Vous avez, dit-on même, acquis, en plus d'un lieu,
j Le titre d'usurier et de fesse -ma thieu.
' oÉBorrB.
Savez- vous, mon neveu, qui tenez ce langage. Que , si de mes deux bras J'avois encor l'usage , Je tous ferais sortir par la fenêtre, caispin.
Moi?
GEBORTE.
Oui, vous; et, dans l'instant, sortez, caispin.
Ah 1 par ma loi, Je voua trouve plaisant de parler de la sorte! C'est à vous de sortir et de passer la porte. La maison m'appartient : « que je puis souffrir. C'est de vous y laisser encor vivre et mourir.