X.ISETTB
Ah ciel ! quel garnement !
GÉBOHTB. bat.
Où suis-je?
CKtsnn.
Allons, m'amie.
Au bel appartement mène-moi , je te prie. Est-il voisin du tien ? Je te trouve à mon gré ; Et nous pourrons, la nuit, converser de plain-pied. Bonne chère, grand feu : que la cave enfoncée Nous fournisse, à pleins brocs, une liqueur aisée : Fais main basse sur tout; le bon homme a bon dos, Et l'on peut hardiment le ronger jusqu'aux, os. H on oncle ; pour ce soir il me faut , je vous prie , Cent louis neufs comptant , en avance d'hoirie ; Sinon , demain matin, si vous le trouvez bon , Je mettrai , de ma main , le feu dans* la maison.
GBHOMTB, t part.
Grands dieux ! vit-on jamais insolence semblable ?
LISETTE , bu i Gtroutc.
, Ce n'est pas un neveu, monsieur; mais c'est nn Pour le faire sortir employez la douceur, [diable.
OBBOHTB.
Mon neveu , c'est a tort qu'avec tant de hauteur Vous venez tourmenter un oncle à l'agonie ; En repos laissez-moi finir mu triste vie,
Et vous hériterez au jour de mon trépas.
cbispik.
D'accord. Hais quand viendra ce jour ?
GÉ80NTB.
A chaque pas L'impitoyable mort s'obstine à me poursuivre ; Et je n'ai, tout au plus, que quatre jours à vivre.
CBISPIN.
Je vous en donne six ; mais après , ventrebleu , N'allez pas me manquer de parole , ou dans peu Je vous fais enterrer mort ou vif. Je voua laisse. Mon oncle , encore un coup , tenez votre promesse, Ou je tiendrai la mienne.