‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 545 sur 1244 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

* LEONORE, tente.

Transports de vengeance et de haine , Succédez à l'amour qui régnott dans mon cœur; Mon ingrat va périr, et sa mort est certaine; Peut-être en ce moment une main inhumaine...

Je tremble... je frémis d'horreur.

Barbares... arrêtez... votre fureur est vaine ; L'ingrat que vous percez cause encor ma langueur.

Transports de vengeance et de haine , Ne chassez point l'amour qui flatte encor mon cœur.

Mais il vit pour une autre ! une pitié soudaine Doit-elle s'opposer à mon dépit vengeur ? Ministres qui servez le courroux qui m'entraîne, Frappez.... et qu'en mourant , cet infidèle apprenne Que je l'immole à ma fureur.

Transports de vengeance et de haine , Succédez a l'amour qui régnoit dans mon cœur.

BODOLPHB.

A la fin vous êtes vengée :

Tai servi le juste transport De notre tendresse outragée :

Votre ingrat ne vit plus , et mon rival est mort.

LIOHOBI.

Il est mort , justes dieux ! ma bouche impitoyable A prononcé l'arrêt de son trépas. .

Qu'ai-je fait, malheureuse? hélas!

RODOLPHE

Il ne vit pins ; et le Ciel redoutable, S'il respirait encor, ne le sauverait pas.

LEOK0RB.

Tu l'as souffert , d Ciel ! et ta main équitable

Ne punit point ces attentats !

Que fais- tii ? qui retient ton bras ?

Lance ta foudre épouvantable ; Sur ce traître ou sur moi fait voler ses éclats , Tu ne saurais manquer de frapper un coupable.

LEOKOBB-

C'est toi qui lui perces le cœur.

RODOLPHE

C'est vous qui lui percez le cœur.

LRONORE.

Cruel , dis-moi quel est son crime.

BODOLPHB.

emandiez une victime.

LBONORS.

Devols-tu croire mon ardeur ?

RODOLPHE

Deviez-vous armer ma fureur ?

LÉONOEE.

C'est toi qui lui perces le cœur.

RODOLPHE

C'est vous qui lui percez le cœur.

RODOLPHE

Calmez les déplaisirs dont votre" âme est saisie. Pour oublier leur perfidie, Aimons-nous , unissons nos cœurs ;

Et qu'un amour formé de nos commun Soit le fruit de la jalousie.

LBONORR.

Que je m'unisse à toi , Monstre sorti de l'infernal empire I Va... fuis... je frémis d'effroi , Que le jour que je voi , Que l'air que je respire Me soient communs avec toi.

Vous

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