‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 561 sur 1244 · EPITRE V · texte numérisé non relu

EPITRE V

Quoi 1 toujours prévenu des sentiments vulgaires , Ne sortiras-tu point des routes ordinaires P Et veux-tu , le laissant entraîner au torrent ; Toujours dans tes erreur* Suivre un peuple ignorant ? Ne pourrai-je à la fin te mettre dans la tête Que ces opinions où le peuple s'arrête Sont ces faux loups- garoux, ces masques effrayants, Ces spectres dont ici l'on, fait peur aux enfants? Ne sais-tu point encor, par ton expérience. Que tout ce qu'ici-bas on appelle science , N'est qu'un abîme obscur, où nous trouvons enfin Qu'il n'est rien de si sur que tout est incertain; Qu'une femme en sait plus que... [ tonne ?

Tu ris! Qu'a donc, dis-moi, ce discours qui t'é- Je ne veux que deux mots pour te poussera bout. Qu'est-ce que le savoir ? L'art de douter de tout ■ Ignorer ou douter étant la même chose , Un simple esprit, certain de ce qu'on lui propose, N'est-il pas , réponds-moi , mille fojs plus savant Dans ses égarements , que ce docte ignorant , Lequel , interrogé si le soleil éclaire. Répond, jeo'en sais rien; j'en doute; il se peut faire. Mais H faut s'égayer; et, sur le même ton, Après t'avoir prouvé par plu» d'une raison Que l'homme ne sait rien qu'à force d'ignorance. Sceptique dangereux , je dis plus , et j'avance Que le bien et le mal n'est qu'eu opinion ; Que faire l'un ou l'autre est faire une action Que la loi seulement défend ou rend licite ,

OEUVRES DE REGNÀRD.

Et qui ne porte en soi ni crime ni mérite; Que l'un dans l'autre enfin est si fort confondu , Que le bien est un mal , le crime une vertu. Ma doctrine n'est pas tout-à-fait orthodoxe , J'en conviens, et je sais qu'un pareil paradoxe Du portique incertain a toujours pris l'essor. Mais il faut le prouver comme l'autre : d'accord. Le bien dont nous parlons n'est-il pas d'une essence Qui ne prend que de soi toute son excellence ; Qui , recherché de tous , et toujours précieux , N'emprunte sa valeur ni du temps ni des lieux? Le mal est , d'autre part , ce qu'une voix tacite Nous dît être mauvais, et que chacun évite. Or, dis-moi, quelle chose est d'un goût générai Ici-bas reconnue ou pour bien ou pour mal ? Chaque peuple à son gré , conduit par ses caprices , N'a-t-il pas ordonné des vertus et des vices? Et , aans de la raison écouter trop la voix , Ce qui fut mal en soi fut fait bien par les lois. Chacun, dans ses erreurs, ou fâcheux, ou commode, S'établit une loi purement à sa mode.

Ainsi l'on vit du Mil les brûlés habitants Peindre les anges noirs , comme les démons blancs. Le porc est chez l'Hébreu le morceau détestable, Le porc chez les chrétiens est l'honneur delà table; Et sur le même mets nous voyons attaché, Pour les uns du plaisir , pour d'autres du péché. L'Ottoman ne saurait boire du vin sans crime; Le Germain , s'il n'en boit , ne peut être en estime ; Et c'est une vertu, sur les rives du Rhin , De perdre la raison pour frire honneur au vin. On a , dans mille lieux , vingt femmes de réserve ; Deux suffisent ici pour aller droit en Grève ; Même les plus sensés , craignant le nom de sot , Ont jugé sainement qu'une étoit encor trop. Un mari , redoutant les coups de la tempête Dont le musqué blondi n vient menacer sa tête, [front Croit qu'il n'est point an monde un plus sensible af- Que celui qui, sans bruit, le peut marquer au front, Et qu'il n'est devant Dieu d'actions plus énormes Que ces crimes féconds qui font pousser les cornes. Il n'en est pas de même en ces tristes pays Que sous d'après glaçons l'Aquilon tient transis: Qui le sait mieux que moi? La froide Laponte De ces sottes erreurs ignore la manie : Pour honorer son hôte, il faut ( me croiras tu ? ) Prendre le soin fâcheux de le faire cocu. Cocu! Vous vous moquez. Bon! il n'est pas possible. Et pourquoi non ? Qu'a donc ce mot de si terrible ? Les femmes n'en ont pas , comme toi , tant de peur. Cela fut bon jadis. Voyez le grand malheur , Quand ton nom des cocus grossira le volume , Si ton front à la chose aisément s'accoutume ! Eh! pourquoi, sans raison, du seul mot s'effrayer ?

Je le dis entre nous , il faut que ce métier Ne soit pas, après tout, un si rude exercice, Puisqu'on voit tous les jours dedans cette milice Des flots d'honnêtes gens venir prendre parti. Mais je reviens au point duquel je suis sorti, Et je dis qu'il n'est point de vertu ni de vice Qui ne change de nom suivant notre caprice, Et que tout ici-bas est diversement pris Par les gens plus sensés ' et les plus beaux esprits.

Ces lieux si décriés , que ces femmes humaines Tiennent pour soulager les amoureuses peines , Ces temples de Vénus , où l'on voit si souvent Le commissaire en robe appuyé du sergent ; Ces lieux contre lesquels le dévot voisinage Va déchaîner son zèle et déployer sa rage, Sont détestés en France, et bénis au Levant, Où l'on voit tous les jours le pieux musulman Fonder sur les chemins, par un excès de zèle, Ainsi qu'un hôpital ou bien une chapelle, De ces lieux que l'on trouve ici si dangereux, Pour les pressants besoins du passant amoureux. Cependant, à nous voir, nous sommes les seul s sages ; Rien ne fut mieux conçu que nos lois , nos usages. Il est vrai ; mais bientôt , par de bonnes raisons , L'Indien va nous placer aux Petites-Maisons. En effet, dira-t-il, quelle fureur extrême" De mettre en terre un corps qu'on chérit , que l'on Pour être indignement la pâture des vers? [aime, Qu'avec plus de raison, en cent ragoûts divers Le fils mangeant le père, il lui rend en partie Ce qu'il reçut de lui quand il vint à la vie; Et, ranimant sa chair, et réchauffant son sang, Il lui fait de son corps un sépulcre vivant ! Quelle horreur ne font pas ces sentimens bizarres? Mais pourtant dans ces lieux si cruels, si barbares, Nous-mêmes nous passon s pour des gens sans amour, Ingrats, dénaturés, et peu dignes du jour. Non , non , je le dirai , il n'est point de folie " Qui ne soit ici-bas en sagesse établie , Point de mal qui pour bien ne puisse être reçu, Et point de crime enfin qu'on n'habille en vertu. Un voleur par la ville, en pompeuse ordonnance, Est du fond d'un cachot conduit à la potence : La raison, l'équité, la .coutume, les lois,

■ ne ver» Mt conforme 1 l'édition de ml.Daot l'MiUMidt 1750 et dans les éditions modernes , on Ht ;

Fit gêna la plui nia et M plu bas ni wpriùr.

■ Ce Vers est conforme i l'édition de 1711. HM II plupart ta aulra éditions, On Ut i

laiadlnt; non, non, fî n'eu poliil as folle. On aura probablement bit cette correction pour amer tliirt" dirai , il.

POESIES DIVERSES

Pour demander sa mort tout élève sa «ri*. En jugiez- tous ainsi jadis , Lacédémone ,' Quand, par votre ordre exprès, une illustre cou- Venoit ceindrele front du plus adroit voleur, [ronne Qu'on renvoyoit comblé de présents et d'honneur ? Cependant les décrets que vous sûtes écrire Furent reçus dans Home , et ce fameux empire , Qui prescrivoit des lois à l'univers jaloux , Se fit toujours honneur- d'en recevoir de vous. Hais pourquoi s'étonner que des lois étrangères Soient, suivant le caprice , aux nôtres si contraires? Nous-mêmes , sans raison , à nous-raême opposés , Nous punissons des faits par nous-même encensés ; Et , sans avoir pour nous de raisons légitimes , Le succès fait toujours nos vertus ou ■ nos crimes. H est vrai , j'en conviens , nous voyons parmi nous Les suivants de Thérois, de leur pouvoir jaloux , Contre des malheureux déchaîner leur colère. Mais ces voleurs fameux de la première sphère , - Ces riches partisans, ces heureux scélérats, Malgré tous leurs forfaits , ne les voyons-nous pas , A force d'entasser injustices sur crimes ,- Se tracer une rouleaux rangs les plus sublimes? Voler au coin d'un bois pour éviter la faim , C'en est trop pour mourir d'un supplice inhumain ; Mais , sous le faux semblant de l'intérêt du prince , Désoler en nn an la plus riche province , Faire gémir le peuple , accabler l'équité. Se faire une vertu de soq iniquité, Immoler tous les jours d'innocentes victimes , Et remporter enfin , pour le fruit de ses crimes , Le repos malheureux de n'en connottre plus; Voilà , voilà des faits dont se sont prévalus Ceux qu'on a vus par là mériter l'alliance D'un duc et pair, ou bien d'un maréchal de France. Par cent bouches d'airain mettre une ville à bas , Ravir une province, enlever des états; Déposséder des rois affermis sur le trône , Leur ôteren un jour la vie et la couronne; Précipiter enfin cent peuples dans les fers, Et porter l'épouvante aux coins de l'univers ; N'est-ce pas là courir de victoire en victoire , Et faire des exploits d'éternelle mémoire? Répandre un peu de sang , c'est être un assassin , C'est être d'un gibet l'honneur et le butin : Mais de ruisseaux de sang inonder les campagnes, De morts et de mourants élever des montagnes , , Immoler l'univers à toute sa fureur ; A force de trépas , de camage et d'horreur , Obliger te soleil à rebrousser sa course. Et révolter les eaux contre leur propre source : Que fltes-vous jamais, illustres conquérants ,

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Pour mériter le nom d'invincibles, de grands, Que ces fameux forfaits que l'univers admire? N'est-ce pas à ce prix qu'on achète un empire ? Et vous eût-on jamais élevé des autels, Si vous n'eussiez été nu 'à demi criminels? Pourquoi commandes-tu que je perde la vie? Dit ce corsaire un jour au vainqueur de l'Asie; Ce fut toi qui m'appris, en pillant l'univers, Le métier malheureux de voler sur les mers : Notls exerçons tous deux le même art de pirate ; En cela différents , que toi dessus t'Euphrate Tu ravis tous les jours des empires nouveaux, Et que moi je ne prends sur mer que des vaisseaux. N'avoit-il pas raison? Car si , pour le bien prendre , Le corsaire eût été plus voleur qu'Alexandre , Par un fâcheux revers alors on aurait vu Le premier sur le trône , et le second pendu.

La plus belle action n'est bien souvent qu'un vice. Romains, vous l'enseigniez, quand du dernier sup- Vous punissiez vos fils en criminels d'état, [plice Quand ils avoient vaincu sans l'ordre du sénat. De si hautes vertus, de si rares maximes, Par leur trop de hauteur dégénèrent en crimes; Et le crime élevé, et d'éclat revêtu', Perd son nom dans son vol , et se change en vertu. Que je te plains, hélas! malheureuse duchesse, D'être du campagnard et du clerc la maîtresse ! Tu vois depuis quinze ans dans ton indigne emploi Ta honte tous les jours s'élever contre toi. Si , comme une Laïs , ou comme une Fausière , Tu pouvois captiver les maîtres de la terre , Et relevant enfin par quelque coup d'éclat, Devenir les amours d'un ministre d'état ; Alors , certes alors , ennoblie , estimée , Tu ver rois de ton sort changer la renommée; Tu verrais dans l'état tout soumis à tes lois ; Seule tu donnerais les charges, les emplois, Qui tu voudrais irait par la ville en carrosse; Tu verrais à tes pieds et l'épée et la crosse; Et la France viendroit , ne jurant que par toi , Timplorer, comme on fait le tout-puissant Louvois. Plutôt que d'épuiser une telle matière , Je compterais vingt fois combien au cimetière Pilon , l'homme aux pardons, a fait porter de corps, Combien au jeu Robert a perdu de trésors , Et combien la Milieu , ta beauté de notre âge, A de fois en un an recrépi son visage.

ŒUVRES DE REGNARD

Si tu peux te résoudre à quitter ton logis ,

Où l'or et l'outremer brillent sur les lambris ,

Et laisser cette table avec -ordre servie,

Viens, pourvu que l'amour ailleurs ne te convie.

Prendre un repas chez moi demain, dernier janvier,

Dont le seul appétit sera le cuisinier.

Je te garde avec soin , mieux que mon patrimoine , -

D'un vin exquis, sorti des pressoirs dé ce moine

Fameux dans Ovilé , plus que ne fut jamais

Le défenseur du clos vanté par Rabelais.

Trois convives connus, sans amour, sans affaires ,

Discrets, qui n'iront point révéler nos mystères,

Seront par moi choisis pour orner le festin.

Là, par cent mots piquants, enfants nés dans le vin,

Nous donnerons l'essor a cette noble audace

Qui fait sortir là joie et qu'avoneroit Horace.

Peut-être ignores-tu dans quel coin reculé J'habite dans Paris, citoyen exilé, ■ Et me cache aux regards du profane vulgaire? Si tu le veux savoir, je vais te satisfaire. Au bout de cette rue où ce grand cardioa) , Ce prêtre conquérant , ce prélat amiral , Laissa pour monument une triste fontaine , Qui fait direau passant, que cet homme, en sa haine, Qui du trône ébranlé soutint tout le fardeau , Sut répandre le sang plus largement que l'eau , S'élève une maison modeste et retirée, Dont le chagrin surtout ne connott point l'entrée : L'œil voit d'abord ce mont dont les antres profonds Fournissent à Paris l'honneur de ses plafonds; Où de trente moulins les ailes étendues M'apprennent chaque jour quel vent chasse les nues : Le jardin est étroit; mais tes yeux satisfaits S'y promènent au loin sur de vastes marais. C'est là qu'en raille endroits laissant errer ma vue, Je vois croître à plaisir l'oseille et la laitue; C'est là que , dans son temps, des moissons d'arti- Du jardinier actif secondent les travaux, [ chau ta Et que de champignons une couche voisine Ne fait, quand il me plaît, qu'un saut dans ma cui- Là.deVertumne enfin les trésors précieux [sine: Charment également et le goût et les yeux. Dans le sein fortuné de ce réduit tranquille, Je ne veux point savoir ce qu'on fait dans la ville ; J'ignore si Paris fait des feux pour la paix ; Mes yeux n'y voient point un maudit Bourvalais Dans un char surdoré jouir avec audace Des regards indignés dont chacun le menace; Je n'entends point crier tant de nouveaux....

De l'avare cerveau de.... sortis.

Libre d'ambition , d'amour, de jalousie,

Cynique mitigé , je jouis de la vie;

Et, pour comble de bien , dans ce lieu retire,

Je n'y connus jamais ni M.... ni G....

Dans ce logis pourtant humble et dont les tentures Dans l'eau des Gobelins n'ont point pris leurs lein- Où Mansartde son art nedonna point les lois, [turcs, Sais-tu quel hôte, ami, j'ai reçu quelquefois? Enghien, qui, ne suivant que la gloire pour guide, Vers l'immortalité prend un vol si rapide, Et que Nerwinde a -vu , par des faits inouïs , Enchaîner la victoire aux drapeaux de Louis. Ce prince respecté , moins par son rang suprême Que par tant de vertus qu'il ne doit qu'à lui-même, A fait plus d'une fois, fatigué de Marly, De ce simple séjour un autre Chantilly. Conti , le grand Coati , que la gloire environne, Plus orné par son nom que par une couronne , Qui voit , de tous côtés , du peuple et des soldats Et les cœurs et les yeux voler devant ses pas; A qui Mars et l'Amour donnent, quand il commande, De myrte et de laurier une double guirlande ; Dont l'esprit pénétrant , vif et plein de cfarté , Est un rayon sorti de la Divinité , A daigné quelquefois , sans bruit, dans le silence, , Honorer ce réduit de sa noble présence. Ces héros , méprisant tout l'or de leurs buffets , Contenta d'un linge blanc et de verres bien nets , Qui ne recevoient point la liqueur infidèle Que Rousseau ' fit chez lui d'une main criminelle, Ont souffert un repas simple et non préparé , Où l'art des cuisiniers , sainement ignoré , N'étaloit point au goût la funeste élégance De cent ragoûts divers que produit l'abondance , Mais où le sel attique, à propos répandu , Dédommageoit assez d'un entremets perdu.

C'est à de tels repas que je te sollicite ; C'est dans cette maison où ma lettre t'invite. Ma servante déjà , dans ses nobles transports , A fait à deux chapons passer les sombres bords. Ami, viens donc demain, avant qu'il soit une heure. Si le hasard te fait oublier ma demeure , Ne va pas t'aviser , pour trouver ma maison , Aux gens des environs d'aller nommer mon nom; Depuis trois ans et plus, dans tout le voisinage, On ignore, grâce au Ciel, mon nom et mon visage*-

■ Mirclisod de Tin. ,.

■ Ce ten e.t conforme » l'édition de 1TW. mn. «■"■* " i une *rll»be de ttop . on r» corrigé ibul dans tt otoP"1 "" «diUom lallea dépote i

POESIES DIVERSES

Mais demande d'abord où loge dans ces lieux Ud homme qui , poussé d'un désir curieux , Des ses plus jeunes ans sut percer où l'aurore Voit de ses premiers feus les peuples du Bosphore ; Qui, parcourant le sein des infidèles mers. Par le fier Ottoman se vit chargé de fers; Qui prit , rompant sa chaîne , une nouvelle course Vers les tristes Lapons que gèle et transit l'Ourse, Et s'ouvrit un chemin jusqu'aux bords retirés Où les feux du soleil sont six mois ignorés. Mes voisins ont appris l'histoire de ma vie, Dont mon valet causeur souvent les désennuie. Demande-leur encore où loge en ces marais Un magistrat qu'on voit rarement au palais ; Qui , revenant chez lui lorsque chacun sommeille, Du bruit de ses chevaux bien souvent les réveille; Chez qui l'on voit entrer , pour orner ses celliers, Force quartauts de vin , et point de créanciers. Si tu veux , cher ami , leur parler de là sorte , Aucun ne manquera de te montrer ma porto. C'est la qu'au premier coup tu verras accourir Un valet diligent qui viendra pour t'ouvrîr : Tu seras aussitôt conduit dans une chambre Où l'on brave à loisir les fureurs de décembre. Déjà le feu, dressé d'une prodigue main, S'allume en pétillant. Adieu jusqu'à demain.

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