‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 594 sur 1244 · HA M ON · texte numérisé non relu

HA M ON

Jugez , par cet aveu , de l'état de mon cœur ; J'ai caché les transports de ma secrète ardeur; Mais c'est trop là contraindre, il est terapsqu'ette La froideurd'un ami l'autorise et me flatte; {éclate. Et son nouveau délai me permet d'espérer Un bien dont il a trop tardé de s'emparer.

HKUSTE.

L'incident est nouveau. Quelle en sera la suite? Qu'en dites-vous, madame, hem?

- JOLIE

Je suis interdite.

Damon , svex-vous doue perdu sens et raison ?

MEIIME.

L'ami de votre amant, madame, est un fripon ■ Mali j'aiineroU mieux, mot (mon goét n'est psa k rtW Un fripon comme lui , qu'un amant comme l'autre.

Si l'aveu de mes feux vous semble criminel , Je le fais malgré moi , j'en atteste le Ciel. Madame , il est bien vrai qu'en cessant de me tsiie, Je suis , je vous l'avoue, un amant téméraire : Combien , prêt à parler, ui-je tremblé , frémi ! Non , ne me croyez point perfide à mon ami : Quand j'ose vous parler de mon amour extrême, Ce n'en point moi , c'est lui qui se trahit liû-meme. J'étois dans la province, et loin de ce séjour; Par. ses lettres , Léandre a pressé mou retour. J'espéroisvous revoir, sans trouble et sansafctrs»"

Vous pouvez m'en punir, ma

Et si jamais

ÏULU.

Adieu. Ne suives point mu pat. Bi.HO*.

Dans de Ml sentiment» , je ne tous quitte pu. . roux.

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