SCÈNE IV
JULIE, NÉRLNE.
RBHiNB.
Hé bien! qu'en pensez -«eus? Sur de telles affaires Voilà , sans contredit , des gens bien débonnaires. A ce qui nous regarde on prend pou d'intérêt.
JOLIE
Un procédé si froid m'offense et me déplaît : Il nous croit , en tenant une telle conduite , Moi sans ressentiment, et Damon sans mérite.
irêaiHE, Et Lolive croit-il qu'un amour excessif Empêchera mon coeur d'être vindicatif ?
Vous traitez nos avis de pure bagatelle. Oh bien!...
Pour des amants la méthode est nouvelle. némnb.
S'ils étalant nos maris encore, ils feroientbien-, C'est l'ordre, tout savoir, tout voir sans dire rien , Se contraindre à propos , dissimuler l'offense : Hais d'amants à maris, grande est la différence. II faut qu'un tendre amant soit inquiet, jaloux : Un regard innocent doit le mettre en courroux : Une mouche qui vole autour de sa maîtresse ; Un épagneul qu'ellesime, et qui lui fait caresse; Un petit perroquet , qui , prenant sa leçon , Lui dit : Bob», baises, dans son petit jargon-, Père, mère, ou cousin, ou frère qu'elle embrasse; Un homme indifférent reçu de bonne grâce, Un excès d'enjoûment , un air un peu chagrin , Un discours sérieux , un langage badin , Une chimère, un geste, un rien, une migraine , Tout intrigue un amant , et le tient en baleine.
JOLIE
Sur ce pied-là , Nérine , on nous aime bien peu.
HEU RI, Je le sens comme tous : nos gens n'ont point pris
Et vousm'en voyez, moi, toute scandalisée; [feu; Il est fort mal plaisant d'être ainsi méprisée. Mais Damon vient à nous.