‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 620 sur 1244 · LÉ AN DIB · texte numérisé non relu

LÉ AN DIB

Non ; je te connois trop.

DAMON

Ma foi, je le ferai.

LÉANDBE.

Je ne le saurais croire.

DAMON

Oh ! je t'en convaincrai.

LEAND11E.

Si mon cœur en ceci craint une perfidie , Va , ce n'est point de toi , ce n'est que de Julie. Mais par de vains discours c'est trop te retarder . Parle au père surtout ; je vais te seconder.

DAMON

Écoute encore un mot.

LEANDBB.

Je ne veux rien entendre :

Fais ce que je t'ai dit.

DAMON- Je t'avertis , Léandre , Que j'adore Julie.

LÉANDBE.

Tu l'adores!

DAMON

Ma foi, Rien n'est plus véritable.

Eh bien 1 tant mieux pour toi ; Par là, tu mets Julie à la plus vive épreuve. Ton amour doit produire une infaillible preuve Que, si l'on te résiste, il n'est aucun effort Qui de tant de maris m'expose au triste sort.

Je crains que mou amour à la fin ne produise...

LEANDBB.

Tu te flattes , mon cher : poursuis ton entreprise ; Je suis presque assuré que l'effet qu'elle aura , C'est qu'au parfait bonheur die me conduira.

Elle Ta te conduire a ta perte infaillible.

Bon!

DAMON

Tu te souviendras que j'ai fait mon possible Pour te sauver...

LBANDHK.

C'est trop insister sur ce point.

Si je suis malheureux, je ne m'en plaindrai point.

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