‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 622 sur 1244 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DAMON, CRISPIN

cm isp IX, tout eaoufflé.

Je vous cherchoie.

Qu'as-tu ?

Voici bien des affaires.

DAMON

Comment ?

cniapm.

Il m'en viendra quelques coups d'étri vières. DAMON.

Hais explique-toi donc?

cnispiN.

Je sors de là-dedans.

Si vous saviez , monsieur...

DAMON

Quoi?

CBISPIN.

Le diable est aux champs.

On sait tout.

BAKOU

Mais encore ?

CBISPIN.

On croit que pour Julie

Votre amour n'est que feinte , et jeu de comédie Entre Léandre et vous en secret concerté. Pour contenter d'un fou la curiosité.

Qui peut leur avoir dit le nœud de cette intrigue?

CRISPIN

Qui ? Pour le découvrir, en vain je me fatigue ; Car à coup sûr, monsieur, ce n'est ni vous, ni moi; Ni Léandre non plus, ni Lolive,je croi.

DAMON

A ce que tu me dis je vois peu d'apparence.

CBISPIN.

Le fait est vrai pourtant : donnez-vous patience. Je m'étois ( que cela soit secret entre nous) Donné près de Nérine un petit rendez-vous : Je m'y rendois; un bruit fort grand se fait entendre. J'écoute pour savoir d'où venait cet esclandre. La scène se passoit dans un appartement Où les gens du logis n'entrent que rarement : Cela me fait d'abord craindre quelque aventure ; Je mets doucement l'œil au trou de la serrure. Je vois ( il n'est pas bon d'être trop curieux ) Nérine et le vieillard , jurant à qui mieux mieux ; Et Julie, à rêver fortement attachée, Ne juroit pas si fort , mais étoît plus fâchée. Le pétulant bonhomme écumoit de courroux. De sa canne et du pied il frappait de grands coups, Et Nérine disoit : « Ce sont des gens à pendre. •

SAVON

Tout cela ne pouvoit regarder que Léandre.

CBISPIN.

Je l'ai cru comme vous, d'abord; mais, ma foi, non:

On a par-ci , par-là , prononcé votre nom ;

Puis ils ont , à la fin , conclu tous trois, en somme.

Que vous étiez, monsieur, un fort malhonnête hotndamon. [me.

Ah ! que me dis- tu là !

CBISPIN.

Je dis la vérité.

J'ai fort bien entendu , car j'ai bien écouté. Fort douloureusement la modeste Julie Disoit : « Quoi ! par Damon me voir ainsi trahie!c Damon. i Voui ioyei bien, luontiear, que c'ritoil voot. ■ Crispinestun maraud, qu'il faut rouer de coups, - Reprenoit tendrement l'obligeante Nérine.

» Crispin 1 >> C'est moi; du moins à ce que j'imagine, c Pour éprouver mon cœur, feindre d'être amoureux ! * Disoit Julie. • Il faut les étrangler tous deux, > Disoit Nérine. Enfin , tous trois de compagnie , Sur Léandre et Lolive ont fait une sortie, En ont dit plus de mal que de nous deux eucor ; Et , comme ils s'apprêtoient à sortir, moi , d'abord J'ai couru pour venir de ceci vous instruire , Et pour voir avec vous ce qu'il faut faire ou dire.

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