‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 639 sur 1244 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

DORANTE, FRONTIN

Au! Frontin , voilà mon parti prif>

Tout de bon i

Tout de bon.

. . ■ ' VRONTU».

' Quoi! déjà?

DOBANTE.

Chose sûre.

EBOIiTTH.

Tant pis. Cela n'est pas tFun favorable augure.

DOSANTE.

Pourquoi ?

PBONTIH.

Quand vous voulez décider promptement, Cela ne dute , au plus , que le quart d'un moment.

DORANTE

Non , c'en est tait , te dis-je , et .pour toute ma vie. nOHTU. ■

En jureriez- voue ?

DOBARTE.

* • Oui.

PROZSTIW.

J'soai rime ravie. ;-vous-r

DORANTS.

' Laquelle?

FRONTIN

. Oui, dites-moi, Est-ce Julie à qui vous donnez votre foi? C'est elle assurément. Je vois que je devine. Mais vous tournez la tête , et vous faites la mine. Prenez-vous Oélûnène? Hem! Vous ne dîtes met.

DORAKTE.

Ne cesseras-tu point de parler comme un sot?

non™.

Comment?

DOBAHTK.

J'épousereis Julie ou Célûnène?

FBOHT1B.

Qui, vraiment, et je croîs la chose bien certaine.

dobaktr.

Et sur quoi le crois-tu?

. FSUMTIN.

Plaisante question!

N'en aviez-vous pas pria la résolution ?

MOltA.NTK.

Oui , tu dis vrai. Mais grâce àmon heureuse étoile, Je ne suis plus aveugle, et j'ai rompu le voile XJui cachoit à mes yeux les dangers .et l'ennui Que dans le mariage on essuie aujourd'hui.

Oui , tout ce que je vois m'attriste ou m'épouvante. Ma femme sera prude, ou bien sera galante. Prude , elle m'oter a toute ma liberté , Et voudra gouverner avec autorité ; Inquiète, jalouse, altière , soupçonneuse , Triste , vindicative , et surtout querelleuse.

Si ma femme est galante , à quoi suis-je exposé? Mari très-incommode , ou très-apprivoîsé : Par trop de complaisance, ou par trop de scrupule. D'un ou d'autre côté , je deviens- ridicule.

Si je me mets au rang des maris trop prudents, Tranquille aux yeux de tous, jurant entre mes dents, Je n'entretiendrai seul mon infidèle épouse Que pour donner carrière à ma fureur jalouse , Et je ne réponds pas qu'enfin cette fureur.... Non , en fuyant l'hymen , j'évite mon malheur.

Tenez , vos sentiments ne sont pins à la mode; Et tout cela, monsieur, sent l'ancienne méthode. Autrefois sur l'honneur on étoit délicat; Un mari qui s'en pique , à présent , est un fat. Mais d'ailleurs , ce qui peut calmer votre épouvante, Toute femme, après tout, n'estpasprudeou galante: Il en est d'une espèce.... Ah ! d'une espèce....

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