‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 650 sur 1244 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

PYRANTE, DORANTE, FRONTIN.

Fï HAUTE.

Jb voua l'ai déjà dit , l'irrésolution ,

Mon fils, est dangereuse en' toute occasion.

DORANTE

D'un homme irrésolu la noble inquiétude Est l'ordinaire effet d'une profonde étude , D'un raisonnement sain , et des réflexions , D'où naissent sur un fait plusieurs opinions. , Un pareil embarras n'est connu que du sage ; Mais un esprit grossier suit ce qu'il envisage; Il ne voit qu'un seul point oii tendent ses souhaits, Et l'embarras du choix ne l'arrête jamais. Pour moi , qui veux en tout agir avec prudence-, Et qui crains de me voir séduit par l'apparence. Je cherche, j'examine, et, pour ne faillir pas, Je crois être obligé de marcher pas à pas.

pyÏtImte.

Il raisonne fort^uste, et qui le veut entendre Toujours à son avis est forcé de se rendre.

FRONTIN

Moi , je ne me rends point à ces belles raisons. Tout irrésolu vise aux Petites-Maisons.'

Maraud!

. PÏKANTB.

' (s'oorante.) Tais toi , Frontin. Vous ne devez pas craindre Qu'à prendre aucun par ti j e veuîll e vous contraindre. Je ne vous ai parlé que comme votre ami , Et je ne serai point complaisant à demi. Pesez, examinez; j'ai résolu d'attendre, Et j'approuverai tout : mais il m'a fait entendre Qu'au mariage, enfin , vous étiez résolu. Y Relisez -vous toujours?

Oui , monsieur a conclu.

Une fois pour toujours , qu'il faut qu'il se marie.

PÏKASTE.

Avec qui ?

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