‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 651 sur 1244 · F HOS TIN · texte numérisé non relu

F HOS TIN

Mais tan tôt c'é toi t avec Julie , Et jusques à présent il ne s'est point dédit.

DORANTE

Oui , tantôt ce dessein m'a passé par l'esprit; Mais, depuis Un moment, j'ai changé' de pensée.

FnONTlN.

(àp>

Oh 1 je m'en doutois bien. Sa tête est renversée.

PYRANTE.

Auroit-elle pour vous marqué quelque froideur ? Ou bien vous sentez- vous du penchant pour sa seeor?

DOSANTE.

Point du tout.

' PYRANTE.

Pourquoi donc, dit es -le- moi vous-même, N'épouser pas Julie? Hem ?

DORAKTB. ,

Parce que je l'aime.

PYRANTE.

Parce que vous l'aimez , vous ne l'épousez pas? C'est par là qu'il faudrait....

DORANTE

Non, elle a trop d'appas; Et mon cœur, pour Julie, anroit tant defoiblesse. Que de mes sentiments elle seroit maîtresse. D'abord, j'avois pensé que, pour se rendre h> Il falloit de sa femme être fort amoureux -, Mais j'étois dans l'erreur ; et je tiens pour maxime , Qu'on ne doit pour sa femme avoir que de l'estime.

PYRANTE.

Quel étrange système I

DORANTE

Il est bien raisonné.

FRONTIN

Et moi je dis

DORANTE

Quoi?

Rien. Jeine tiens condamné.

PYRANTE.

Vous vous* formez, mon fils, de bizarres scrupules. Que l'on pourra traiter de craintes ridicules;

Et je crois....

DORANTE

Permettez que, suivant mon dessein, Je porte à Célimène et mes vœux et ma main. Pour elle pénétré de la plus forte estime-

PYRANTE.

C'est là vous entêter d'une fausse maxime;

El ai vous y pensiez pendant quelques moments. ...

Page 1