CÉLIMENE , JULIE , DORANTE , FRONTIN
JULIE
Arec empressement nous accourons vers tous; Ma mère va bientôt tous avoir pour époux , Et nous venons , monsieur, par un respect sincère , Saluer, reconnoltre en vous notre beau-père. { Elle* loi fout toute» dent la letércoce.) FKOirriN.
Ah! le trait est malin. .'
DORANTE
Si j'ai pu concevoir...
CBUMÈNE. .
Loin de nous écarter des règles du devoir, Nous vous respecterons en père de famille , Et chacune de nous se dira votre fille. ' (céUmaoeUIlartvéKDce.) DOKANTB-
J 'avoue ingénument que...
JULIE
Pour moi, dès ce jour, Je vais mettre mes soins à vous faire ma cour. De vos bontés, monsieur, j'espère être appuyée , Et que de votre main je serai mariée.
(Elle tait 1» nWreuce. !
FROMTIN.
Je parlerai pour vous; je suis son favori; Allez, je vous promets à chacune un mari.
DOBARTE.
Te tairas-tu, maraud I Si vous vouliez m'en tendre. -julib . [ prendre.
Non , vraiment ; c'eat un soin que je neveux point Je me croyais pour vous un vif attachement ,
Je l'arourai sans fard : mais, en vous imitant. Je sens que je pourrai me donner a quelque autre, Et que mon inconstance .est égale à la vôtre. Je vais trouver ma mère, afin de la presser De célébrer la noce , où je veux bien danser. (Elle ('en ta en danunt et en dumUat . aprti »oir lait pluiieun réïérencen.] .
FH0NTIN , i Céllméae.
Danserez -vous aussi? Mais vous rêvez, je pense. Uom ! celle-ci n'a pas tant de goût pour la danse.
C8L1HÈNE , a Dorutq.
J'en aurais pour un cœur qui seroit tout à moi, Et je vous avoûrai de la meilleure fol... Qu'allois-je dire ? O Ciel ! vous épousez ma mère ; La honte et le respect me forcent à me taire. Je vous quitte , monsieur, pour ne vous plus revoir.
nOEAfITH.
Madame... Elle me fuit!