SCÈNE VI
DORANTE, FRONTTN.
frontin, ipporunt on miroir de toilette. Tenez , la glace est nette, et va , je vous assure , Peindre fidèlement votre sombre figure.
Vous paroissez déjà triste , froid et rêveur ; Et , par ma foi , j'en ris du meilleur de mon coeur.
iris point tant, Frontin, la robe a son mérite. Je m'y trouve à ravir, et sa grâce m'invite A briller désormais sous ce grave ornement.
FRONTIN
Bon! vous voulez railler.
Très-sérieusement , Je veux changer d'état ; c'est chose résolue. Cette robe me platt.
FKONTIN.
Vous avez la berlue.
DOSANTE.
Non : j'achète une charge , et me fais conseiller.
feontin.
En voici bien d'une autre I II faut vous éveiller ; Car vous rêvez , je crois.
DOSANTE. ,
Crois plutôt que je veille.
Le parti que je prends n'est pas une merveille ; Bien d'autres, avant moi, d'aussi bonne maison, M'en ont donné l'exemple.
FRONTTN.
Oui , pour bonne raison , Votre oncle , je le sais, a fait la même chose; Mais quant à vous, monsieur, je n'en vois pas la cau- Vous êtes jeune, brave, et dans votre métier {se. Déjà fort avancé. Quoi I pour se marier Faut-il prendre une robe?
DORANTS.
Oui : précaution sage.
Ma foi , mon cher patron , ni fait de mariage.
Il faut s'attendre à tout. Vous aurez beau changer, La robe et le plumet courent même danger. Un mari doit glisser sur tout ce qu'il hasarde ; La vertu d'une femme est sa plus sûre garde ; Elle veille bien miens que les yeux d'un époux, Et des qu'elle s'endort , on coiffe le jaloux.
DOSANTE.
Tes sots raisonnements...
frontin.
Voici votre future.