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LE MEDISANT, ACTE V, SCENE

DAMON

Vous le méritez bien.

le baron, à part Il a beau me flatter, il n'avancera rien.

En effet, qui pourroit n'en user pas de même? On voit briller en vous un mérite suprême. Tout ce que vos aïeux ont eu séparément, L'honneur, ta probité, l'esprit, l'entendement, La droiture du cœur, la vertu, le courage; Tout cela forme en vous un parfait assemblage, Qui vous fait en tous lieux à tel point admirer, Qu'un flatteur, sur cela , ne peut exagérer.

LE BAEON. I put.

Ce discours , jusqu'ici , ne peut blesser personne.

DÀHON.

Quoique vous rejetiez tout l'encens qu'on vousdon- Que votre modestie, une fois seulement, [ne, De ce que vous valez convienne franchement : Ce n'est pas d'aujourd'hui que je sais qu'on l'irrite, Des qu'on veut devant vous louer votre mérite : Mais il faut, dût sur moi tomber votre courroux, Que je vous dise ici ne que j'admire en vous.

LE BARON , i part

Ce garçon-là, vraiment, a dé la politesse.

(Huit.)

Finissez votre éloge.

DAM ON

Oh I je ne puis sans cesse Me priver du plaisir d'encenser -vos vertus.

. LE BABON.

Vous vous êtes bien tard. avisé là-dessus.

DAHOK.

C'est que...

LE BABON. t

Je sais fort bien que vous aimez ma fille. Vous avez , jusqu'ici , ménagé ma famille ; A ma femme , surtout , vous faites votre cour; Vous ne m'avez pas dit un mot jusqu'à ce jour.

DAMON

Je craignois d'offenser madame la Baronne.

le baron. ' Comment donc ! l'offenser ?

bAMON.

O l'étrange personne !

Veut-on marquer pour vous quelque ménagement , C'est vouloir s'exposer à son ressentiment; Vous lui bissez ici l'autorité suprême, On cherche son appui-, Marnez-vous-en vous-même.

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