DAMON, VALERE
DAMOR.
Te voilai d'où viens-tu ?
VALBBB.
J'écoutois.
DAaION, a part.
Ah I qu'entends-je ?
VALBBB.
Vous nous avez a tous départi la louange. Le portrait d'Isabelle est d'un beau coloris ,
OEUVRES CHOISIES DE IiESTOUCHES.
Et celui de ma sœur m'a frappe , m'a surpris : Tons vos coupsde pinceau sont autant de miracles.
DAM ON
Comme de tous côtés on me fait des obstacles.. .
VALBBB.
De vos nouveaux serments voilà donc tout l'effet I Pour le coup , nous romprons.
DAMON
Comment donc I
VALEBE.
C'en est fait, Je vais offrir ma main à l'aimable Isabelle.
DAMOS.
Tu cbercbois un prétexte à me faire querelle; Le voilà : je t'ai mis au comble de tes vœux.
VALBBB.
C'est moi qu'il faut blâmer?
SAVON
Le fait n 'est point douteux.
Ton cœur me sacrifie à ce qu'il trouve aimable, Et s'il n'aimoit pas tant je serois moins coupable.
YAL'ÈBE.
Quoi I vous osez encor ?..
DAHON.
Finissons ; au ssi bien J'appréhende l'effet d'un pareil entretien. Contre moi vous formez une secrète ligne : Hais nous aurons dans peu démêlé cette intrigue. Malgré tous vos efforts , en dépit de ta sœur, J'espère que bientôt j'en serai possesseur : Puisque tout me trahit , mon ami , ma maîtresse , Plus déménagement, plus de délicatesse.
Adieu , Valèfe.
VALBBB.