O BOB TE
Ce sont des danseurs et des musiciens.
NÉBINE.
Us boivent comme des templiers.
OBONTB.
Eh bien ! ne font-ils pas leur métier ?
nÉBINE.
Surtout quand ils boivent aux dépens d'autrui. J'aurois dû les reconnoltre à cela. Mais, monsieur, par quelle fantaisie, s'il vous plaît, faites-vous venir chez vous cette troupe bachique ? Est-ce que vous donnez le bal ce soir ?
OBONTB.
Oui , mon enfant , je veux donner une espèce de bal chez moi, ou plutôt un petit concert mêlé de es. C'est pour cela que j'ai fait venir ces danseurs et ces musiciens.
NÉBINE.
Envoyez doue (lire qu'on leur ôte. le vin; car s'ils
continuent comme ils ont commencé, Tousserez obligé de les faire emporter chez eux.
OIO BTE.
Va, ne te mets pas en peine; plus ils boivent, mieux ils s'accordent.
HBBINB.
A la bonne heure. Et comment avez-vous pu tous résoudre a faire chez vous un semblable appareil , tous qui étiez ennemi juré de ces sortes de divertissements?
■ OHOflTÏ.
J'ai mes raisons pour cela ; et on les saura peutêtre avant qu'il soit peu. D'ailleurs, comme ma fille sort d'une longue maladie , j'ai cru qu'un petit divertissement comme celui-là contribuerait beaucoup à sa convalescence.
BÉBINB.
Il est vrai que la musique et la danse ont quelque chose de récréatif; mais je ne crois pas que ce soit là précisément ce qu'il faudrait à mademoiselle votre fille, pour rétablir entièrement sa santé.
OBOBTB.
Oh ! je te vois venir. Tu veux dire qu'il lui faudrait un mari-
KBBINE.
Sans doute. Un mari est un baume spécifique qui rétablit les forces d'une fille languissante.
Je connois la mienne; elle est trop vertueuse...
Et, pour être vertueuse, est-ce qu'on souhaite moins un époux? Au contraire, c'est la vertu d'une fille qui cause- son empressement pour le mariage. Celles qui ne sont pas scrupuleuses s'en passent bien plus aisément. Je vais vous prouver cela.
OBOBTB,
Je n'ai que faire de tes preuves.