‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 764 sur 1244 · N KHI SE · texte numérisé non relu

N KHI SE

Je m'en étois bien doutée.

Que je lui ai promis1 de l'aimer toute ma vie.

fi BRISE.

Voilà ce qu'il ne faut jamais promettre; une fille surtout ne doit point s'engager à cela.

ISABELLE

Pourquoi?

NGHIK.II.

Parce qu'il y a cent contre un à parier qu'elle ne tiendra pas sa parole.

ISABELLE

Je tiendrai la mienne à Cléon.

NBBJHE.

Vous ne voulez donc pas l'épouser?

ISABELLE

Au contraire, je lui ai juré de n'épouser jamais que lui.

NEBISE.

Ma foi, mademoiselle', il y a long-temps que l'amour et le mariage ont fait divorce, et qu'ils ont juré de n'habiter plus ensemble. Je compte plus sur leurs serments que sur les vôtres.

Cesse de plaisanter ; Cléon et moi , nous trouverons moyen de les remettre en bonne intelligence.

NÉ BINE

Je le souhaite. Est-ce là tout ce que vous avez à me dire?

ISABELLE

Je tremble à t'a vouer le reste.

HÉBINK.

Oui ! oh ! j'ai bien peur que vous ne voua soyez désaltérée en chemin.

ISABELLE

Qu'est-ce que cela signifie?

RÉSINE

Vous le saurez ; poursuivez seulement,

Comme Cléon est d'une naissance égale à la mienne , et que d'ailleurs il a du bien considérablement , non convînmes qu'un de ses amis pressentiroit mon père, sans lui nommer cependant la personne dont il étoit question, pour savoir s'il serait disposé à me donner en mariage à un homme qui me conviendrait parfaitement.

NBBINE.

Bon 1 iVescio vos.

ISABELLE

Je ne saurais te dire avec quelle dureté il répondit à l'ami de Cléon. En un mot , il lui fit connottre qu'il refuserait absolument fous les partis qui se présenteraient.

NÉBINE.

Mort de ma vie! voilà un père qui mériterait bien que sa fille se mariât toute seule !

ISABBLLB.

Aurais-tu pris ce parti?

HÉBINK.

Moi ! je me serais mariée dix fois pour une.

ISABELLE

Eh bien! ma pauvre Nérine, j'ai prévenu tes conseils. Je suis la- femme de Cléon . Ce mariage s'est fait secrètement, mais de l'aveu de matante, chez qui je voyois Cléon tous les jours. Hélas' mon bonheur ne dura pas long-temps. Mon père s'alarma des fréquentes visites que je feisois à ma tante. Il m'ordonna de les cesser; il défendit à Cléon de paraître céans. J'en fus au désespoir, et mon chagrin me jeta dans une maladie qui m'a pensé faire mourir.

ItBHINE.

Je sois ravie de savoir tout cela, et je veux vous aider... Mais que vois-je ?

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