‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 765 sur 1244 · ISABELLE, NÉRINE, CLÉON, L'ÉPINE · texte numérisé non relu

ISABELLE, NÉRINE, CLÉON, L'ÉPINE

en habita lie danseurs ; l'Kpiue esllm.

l'épirb.

Allons, monsieur, du courage: il faut taire main

basse sur ces deux filles -la".

CLÉON

Tais-toi, maraud, et songe à demeurer dans le respect.

l'épine.

Ma foi , j'ai bien bu. Le respect et le vin ne vont guère de compagnie.

CLBON.

Je crains que cet ivrogne-là ne dérange mes projets. Que je.suis malheureux d'avoir besoin de toi!

ISABBLLB.

Qui sont ces gens-là , Nérine ?

NÉEINE.

Ce sont deux deces danseurs que monsieur votre père a fait venir. Ils se sont habillés pour vous divertir, apparemment.

l'épine.

Oui, mes princesses, nous allons vous donner un petit moment de récréation.

KÉH1NE.

Je cannois ce visage-là.

l'épine.

Visage! oh ! visage vous-même.

CLÉON. A l'Épine.

Te tairas-tu?

ISABBLLB.

Qu'en tends-je? C'est la voix de Cléon; c'est lui que j'aperçois. Ah Ciel !

CLÉON

Ne TOUS effrayez point, ma chère Isabelle; oui, c'est Cléon qui se présente devant vous, et qui a franchi des obstacles insurmontables pour se procurer le plaisir de vous voir.

ISABBLLB.

Vous ne pouviez me surprendre plus agréablement. Ma joie est si grande , que j'ai peine à parler; mais elle est cruellement traversée par la peur que j 'ai que mou père ne vous surprenne.

CLÉON

Ne vous alarmez pas, je vous en conjure; ce déguisement me cache si bien à ses yeux , qu'il ne

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