‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 769 sur 1244 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ISABELLE, CLÉON, OROSTE, NÉRDŒ, L'ÉPINE.

OIOHTE.

Bonjoar, ma fille; comment te portes-tu?

ISABELLE

Pas trop bien aujourd'hui , mou père.

KBBINE.

le gage que c'est mademoiselle Javot te qui tous ta voie ici.

OR.ONTB.

Au contraire, elle né vouloit pas que j'y Tinsse. Elle m'a dit qu'Isabelle étoit sortie avec toi , pour aller faire quelques emplettes au Palais.

NÉ BINE

C'est que nous avons parlé de cela devant elle; mais Mademoiselle a changé de résolution , parce qu'elle est un peu indisposée; et comme elle a beaucoup de goût pour la danse, j'ai fait venir ici ces messieurs pour la réjouir, en attendant votre petit divertissement.

oBoim.

Ta as fort bien fait.

Ils-se sont habillés pour rendre la chose plus ton-; (hante.

OBONTB.

Us ont fort boa air l'un et l'autre.

l'épine.

Monsieur, sans vanité , nous sommes assez bien rampes sur nos jambes.

( «'tomba tar Oronte. ) OBOXTB.

Fis trop bien , à ce qu'il me paratt.

KÉRINE

Us sont si ivres fous deux, qu'ils n'ont pas la force de former un pas. Je vous a vois bien prédit que cela arriveroit.

l'épine. l

Franchement, monsieur Oronge; vous avez bien le meilleur vin qui soit dans Paris ; et si je n'étois pas aussi sombre que je siKs, je m'en se roi s donné jusqu'aux gardes.

Orne semblequevousne l'avez pas troc épargné l'épine. •

C'ust pouif mieux vous divertir. If vin me donne, une force, une souplesse. . . Voulez-vous danser une petite entrée avec mqi, monsieur Oronte?

OBONTB.

Mon, mon enfant; youBfe>ez mieux d'aller dormir, en attendant que la compagnie soit venue.

l'épine.

Vous êtes homme de bon conseil. Tope à dormir.

obonie.

Je crois que l'autre n'est pas si ivre que celui-ci, car il ne dit mot.

l'épine.

Il n'en pense pas «oins. Mon maître a le vin triste.

OlORTK* Comment donc! son maître?

l'émue.

Eh oui , parbleu ! je ne suis que son prévôt , afin

que vous le sachiez. C'est le premier homme du

monde; et', si vous voulez, iUnçritrera à dansera

mademoiselle votre fille.

QBONTE. ,

. Serois-tu dans le goût d'apaaendre de lui ?

ISABELLE

Je n'osols vous le proposer,* mon père; mais si vous y consentiez , cela me feroit le plus ^rand plaisir du monde.

oeontE^ J'y consens volontiers. Jevous retiens poux montrer à ma fille, elle a déjà de bons principes. * . l'hpimb. * ,

Tant pis. Mon maître veut toujours commencer ses écolières. * *

CLÉON , hUml Ilnogna- Ne vous mettez pas en peine; je lui donnerai toute ma science.

OBONTB.

Et Je plus tôt que vous pourrez, je vous en prie. Je viens de prendre la résolution de la marier , et je veux qu'elle danse à sa noce.

NBRINE.

Et à qui la donnez-vous , s'il vous plaît ?

OBONTE. " ,

A un de mes- meilleurs amis , avec qui j'ai étudié, autrefois*

1TÉBINB. '

AvaçqSi vous avez étudié 1 Fi donc! vous' vous, moquez.

• oronte. r

Comment ! ne me disois-tu pas tantôt qu'elle sertntDicn aise d'être mariée 7

" . NÉRINB.

Oui, monsieur;mqiscroyez-voua, de bonne foi, qu'un homme qui a étudié avec vous soit -capable

de lui rendre la saule1.

„ • ' OWQNTE.

- , Monsieur Mfchaut'atefïre de la prendre sans que je hii donne rien. Sa proposition me convient. Il

doit venir-ici tout a l'beurajet^e^n'envaisie're-

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