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SCÈNE IV

LISIHON, VALÈRE, PASQUIN.

LISIHON. » V«l*re.

Ah 1 c'est, tous que. je cherche, meures.

M'en irai-je, monsieur ?

Non , coquin. ,

PASQUIN, i part.

Où me suis-jo fourré 1

Que souhaitez -tous, mon père?

LISIHON.

Je viens d'apprendre de jolies choses. C'est donc ainsi que vous avez profite de l'éducation que je tous ai donnée! Il faudra qu'incessamment votre conduite me fesse, rougir 1 Va, malheureux , je ne te reconnois plus pour mon fils.

PASQUIN, S put

Voilà un début qui promet beaucoup,

YALSU.

Pour moi, mon père, je vous reconnois toujours.

pasqcin, but TtUte.

Brave I allons , animez-vous. Ne vous défaites point.

usmoa.

Que lui dis-tu ?

Je lui dis qu'il a grand tort.

LISIMOII,

Passe de ce côté-ci. (a vdère. ) C'est donc pour me déshonorer que vous manquez à votre parole,

et que vous faussez vos serments ?

VALÈBJS.

^Toilà bien du bruit pour une bagatelle ! car je vois que c'est la Comtesse qui vous a parlé.

LISIHON.

Tous traitez de bagatelle un procédé aussi indigne que le vôtre! Corbleulde mon temps, un homme qui auroit fait ce .que vous faites aurait été obligé de se cacher pour toujours.

Ta mode a bien changé. Il n'y a pas là aujourd'hui de quoi faire fouetter un page.

VALÈHB.

LISIHON.

Un mot, monsieur Pasquîn.

PASQUIN, recalant an lien il Approcha'.

Approchez, vousilis- je. Ah ! vraiment, monsieur, je suis bien sise- que vous approuviez la conduite démon fils, et que ses raisons soient honorées de vos suffrages. Je m'en étois douté. Cela mérite récompense, vous serez payé dans un petit moment.

Monsieur, je ne suis pas intéressé. J'aime mieux me retirer que de vous causer de la dépense.

LISIHON.

Je puis faire celle-ci sans m 'incommoder, et vingt coups d 'et rivières que je vais vous faire donner ne me conteront rien du tout. Tu ne m'échapperas pas. Vaière , appelez mes gens.

PASQUIN . » Vilèffl.

N'en faites rien.

M'obéirez-vous?

Gomment donc I j'appellerai vos gens pour maltraiter un homme qui n'est coupable auprès de vous que parce qu'il soutient mes intérêts I

LISIHON.

C'est pour cela qu'il mérite d'être assommé. Je vois bien que c'est ce coquin qui vous gâte.

Moi, monsieur l Vous me l'avez remis, tout gâté, et je vous le rend» tel que je l'ai reçu.

LISIHON.

Je erois que tu plaisantes? ' ,

Dieu m'en garde) Je ne plaisante plus depuis que je suis marié. Hais, morbleu! je suis las d'être la victime des folies d'autrui ; et , si vous voulez bien épargner mes épaules , je vais vous découvrir la véritable cause des mauvais procédés de monsieur votre fils. - t .

valëhb, t part.

Ah , le scélérat ! ( Haut. ) Que vas-tu dire ?

* fASQOlN , haut.

Toutes vos sottises, (n».;) Laissez-moi faire.

VALÈRE, 1 part.

Qui. lui va-t-il- conter ?

Voyons, monsieur le coquin, comment vous voua tirerez d'affaire.

. r-ASQUÏN.

Premièrement , je lui dis tous les jours : Prenez garde à ce que vous faites ;. vous allez mettre mon-

:'. votre père au désespoir. Boni. me répond-il, je smis'bieusot de nia contraindre. Mon père étwt

plus fou que moi dans sa jeunesse. Des égrillards

de son temps m'ont conté ses fredaines. Il faut bien qu'il me passe tout ce que le fais, puisque je lui pardonne tout ce qu'il a fait.

LIB1HON , k \àttn.

Vous ares ditcela?

VALfelH.

Moi!-Sije sais...

PASQMN-

Ce n'est rien que ceci. J'ai bien d'autres choses a tous apprendre.

YALÈnE. bu.

Le bourreau 1 (But. ) Monsieur, ne l'écoùtez pas.

paSQDIK.

Tous êtes bien hardi , de m' interrompre devant votre père. Vous avez beau me faire des mines, il fout que je dévoile votre petit caractère.

VAl.ÈHK, bu.

Quelle trahison 1 (HmtyHoapère,je vais appeler vos gens.

LISWOII.

non , non , il n'est plus temps. Continue , mon enfant.

VALKHK.

Je me retire donc.

IJSIMON.

Je vous ordonne de rester.

PUQuIK.

Savez-vous bien , monsieur, que son moindre défaut est celui d'extravaguer: Regardez-moi ce jeune homme-là entredeux yeux; je vous garantis qu'il a le cœur aussi mauvais que l'esprit.

riximi.

Je n'y puis plus tenir ; il faut que je l'assomme.

îisiHOn.

Halte-là. Je le prends sous ma protection ; ce garçon-là est honnête homme.

PASQtfll*.

Ah! monsieur, vous ne me haïssez que faute de me connottre.

LISIMOIt.

Cela est vrai. Revenons à ce cavalier-là. pasqùin. T

Eh bien! monsieur, savez-vous qu'il a eu l'insolence de me dire, à moi qui vous parle., que toute la différence qu'il y avoit entre vous deux, c'est qu'il laissait bonnement éclater ses folies, et que vous aviez l'art de parer les vôtres d'un dehors twmpeur de sagesse et de gravité.

' lisihon. • TaUn.

■ VALEB.B.

Quoi! roa* croyez que j'ai pu?...

LIEIMOIf.

Vouk n'en êtes que trop capable, monsieur le coquin. Mais sachons un peu en quoi il fait coniitter mes folies.

PASQUIPT.

Voici ce que c'est. Mon père n'a-t-il pas de honte... (Ce sont ses propres termes que je vous rapporte, en fidèle historien ) de me reprocher de petites saillies de jeunesse, lui que je vois sur le point de m déshonorer par un mariage qui va le tourner en ridicule, et désabuser tout le monde de l'opinion que l'on avoit de sa prudence ! Il y a dix ans qu'il est veuf. Il n'y a pas six mois qu'il pîeuroit encore ma mère, et qu'il nous disoit d'un ton plein d'emphase : Si jamais je suis assez sot pour prendre une seconde femme , je vous permets de dire qw la tête m'a tourné. Est-il possible que vous ayn dit cela , monsieur? .

MStitOK.

Ce ne sont pas là tes affaires; poursuis salement.

pASQcin.

Demandez-lui le reste ; il voua le dira nsen que moi.

USIHOH , a Valère.

Voulez-vous prendre la parole?

PASQDIK, UU»ot ta rigne* S Tilàre.

Parlez, monsieur, parlez.

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