L'OBSTACLE IMPREVU, ACTE III, SCÈNE IV
JULIE
Je n'y puis plus tenir, et vOHsmefercz.raisonde ces discours offensants.
LA COMTESSE
Comment L une créature comme vous, moitié noUe , moitié bourgeoise, aura l'audace de demander raison a une personne de ma qualité; k moi , qui sors d'une race plus ancienne que notre province! Allez *raa mie, apprenez à vous connottre.
*' ÀlteÂLIQDE.
En vérité, madame, vous me désespérez.
LI SIMON, v
Oh ça, finissons , s'il vous plaît. Ce n'est point à Mademoiselle qu'il faut vous prendre de l'infidélité de mon fils. Bien loin d'y avoir la moindre part , eue lui a déclaré qu'elle ne l'épouscruit point qu'il n'eut votre consentement et celui d'Angélique- Ce n'est que sur ce pied-là que j'ai donné le mien. Ainsi vous êtes toujours la maîtresse , et les choses ne dépendent que de vous.
LA COMTBSSE.
Oh! vraiment , non , je ne suis pas la maîtresse. Si je l'étois, je ferais beau bruit! Mais voila nia fille qui me gouverne; car chacun est gounemé dans ce monde. Elle tient de son père, elle n'a point de vigueur. Elle a la lâcheté de consentir que Valère épouse Mademoiselle ; mais il aura affaire à moi , et je prétends qu'il l'épouse mort ou vif.
ANGKLIQUJf.
Ce n'est point par lâcheté, madame, que je permets à Valère de me .trahir. U a jeté les yeux sur' une antre : il n'oit plus digue de moi.
LA COMTESSE.'
Mail vraiment , ma Gile , je erois que tu as raison. Oui, oui.il faut payer le mépris par le mépris.
ANGÉLIQUE
Vous en étiez convenue avec moi.
ANGELIQUE
Finissons honnêtement ," et noogretirons an plus vite.
Honnêtement, c'est Lieu dit. Monsieur votre fils est un sot; il est tout fait pour Mademoiselle fvoua pouvez les marier quand il vous plaira, nous ne nous y opposons plus. Pour vous marquer que je vousdisvrai, nous né resterons dans votre maison que jusqu'à demain , et nous en sortirons pour n'y rentrer jamais. Adieu.
LISIHON.
Madame., écoutez donc. Je vous promets que mon fils...
LA COMTESSE
Non, monsieur , nous n'en voulons plus. Allons, mademoiselle, retirons-nous, et gardez-vous bien de me parler jamais de cet indigne-là.
ANGÉLIQUE
Ne craignez aucune foiblesse de ma part; je crois que je le hais présentement autant qu'il le mérite.