SCÈNE IX
CRISPIH, HÉBINE.
Doucement, ma belle. Expliquons-nous présentement.
Butina.
Une autre fois. Je vais .rendre mes devoirs à l'oncle de ma maltresse.
caisprn.
Ton premier devoir est de me parler. C'est donc ainsi, ma princesse, que tu me recois après trois ans d'absence ? Est-ce que tu ne me reconnois pas? Je n'ai pourtant point changé , si ce n'est que je me trouve embelli depuis notre départ
NKH1NG, pleurent.
Adieu , Crispin ; tu me fends le cœur.
CHISFIIt.
Tu ne t'en iras point. Il faut que cette fripounelà m'ait joué quelque mauvais tour.
NÉHINE.
Séparons -nous, mon enfant; je crains qu'on ne nous surprenne ensemble.
Ah! je vois ce que c'est. Le patron du logis t'a lorgnée, et il te donne des gages apparemment?
NÉBINB.
Non, ce n'est point cela, mais c'est pis mille fois. '
CBISP1N. .
Comment diable I as-tu fait quelque folle pendant mon absence?
mÏBJirs.
Hélas ! oui. J'ai fait la plus grande folie du monde. Dans le fond , je n'ai rien à me reprocher ; mais cela n'empêche pas que je ne sois fort coupable. Crois-moi , mon coeur, laisse-moi là, et ne me revois plus.
CBI8P1S. '
Que je ne te revoie plus 1 II faut donc que je m'aille pendre?