‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 845 sur 1244 · CB1SPIN · texte numérisé non relu

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Le maudit vieillard I -

VALÈRE, i Ptsqnlii.

Sa vue pique mon amour-propre, et j'ai peine a me retenir.

Et la vue de son valet me met en fureur.

" LBAKOBB.

Qui est ce jeune homme-la, Çrispin?

D m'a tout l'air d'être votre rival.

LEANDBB.

Je le reconnois à l'émotion qu'il m'inspire.

CBISPIN.

Vous voyez avec lui le mari de ma maîtresse. Aidez-moi a: l'étrangler, je vous prie.

VALÉBJE, k L feindre.

Peut-on savoir, monsieur, ce qui vous amène ici?.

CÉANDBB.

D'où vous vient cette curiosité ?

VALBBE*.

Vous ne me connoissez pas , apparemment ?

LBAIfDBB. .

Non ; mais je soupçonne que vous êtes le Sis de Lisimon.

YALBBB.

VotuT l'avez dit; vous- êtes dans la maison' de mon père. Apparemment qtie- vous ignorez mes desseins. • ■ ■

LBAnDBB.

Pourquoi?

TALEES. ■ C'est que je m'imagine que, si .vous les saviez ,

voua ne comptejàei pas d'y demeurer long-temps, ni de nous honorer souvent de vol visites.

LBANDHB. " ' ■ -

J'ai déjà ouï dire, depuis que je suis de' retour, que Vous aviez des engagements avec une fort aimable personne , fille démérite et de condition ; que cette fille se nomme Angélique; et que, selon toutes les règles des procédés, vous ne pouvez vouS dispenser de l'épouser.

VALBHB.

Que je m'en dispense ou non , vous n'y devez pas trouver à redire.

LÉANDBE.

K est vrai que je prends peu d'intérêt à ce qui voua regarde. Épousez Angélique, manquez-lui de parole i cela me sera fort indifférent ; mais si vous ne rompiez vos engagements que par de certains motifs que je soupçonne, je ne me contenterais pas -de plaindre Angélique, et je m'intéresse toi s vivement à vos actions.

YALÈBB.

Vous?

LBÀMDRS.

Moi-même.

Et de quel droit, je vous prie?

LBANDHB.

Le voici. Je m'appelle Léandre ; J'adore Julie , je me flatta d'en Être aimé ; je reviens pour l'épouser. S'il n'y a rien' dans tout ceci qui vous blesse , il ne tiendra qu'à vous d'avoir place au rang de mes amjs; sinon, je sais les moyens dont je dois me servir pour délivrer Julie de vos poursuites.

VAiÈBB.

Voici ma réponse en deux mots. Mon père vouloit me donner Angélique. Julie me parott plus aimable; il consent queje l'épouse; je l'épouserai; et je m'embarrasse si peu de vos menaces , que je vais trouver l'oncle de Julie, pour lui demander sa parole. . " ,'

LÉÀNDHH,

Et moi , je vous suis pour l'empêcher de vous la donner. Si vous l'emportez sur moi , tous ne jouirez pas long-temps de votre bonheur.

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