‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 85 sur 1244 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

NÉRINE, HECTOR

Que fait Valère ?

Il dort.

NBBINB.

Il faut que je le voie.

HECTOB.

Va , mon maître ne voit personne quand il dort.

NÉBINB.

Je veux lui parler.

HECTOB.

Paix , ne parle pas si fort.

NÉBINB.

Oh ! j'entrerai , te dis -je.

HECTOB.

Ici je suis de garde , Et je ne puis t'ouvrir que la porte bâtarde.

NÉRINE

Tes sots raisonnements sont pour moi superflus.

HECTOB.

Voudrais-tu voir mon maître in naiwaWnts ?

NBBINB.

Quand se lèvera-t-il ?

HECTOB.

Mais , avant qu'il se lève , II faudra qu'il se couche ; et franchement...

c'ert 1 c*uae du sceau du roi qu'on y m l'écrit limi ibajtfBnwl. • Note de H.Beucbot, mu- un pana Je VolUlreou.se tronre cette expression i (rn'iï propwe ai Françott de ne l'habiller qved'imbon drop du Sceau.

Achw.

HECTOB.

Je ne dis mot.

Oh ! parle , ou de force , ou de gré.

HECTOB.

Mon maître , en ce moment , n'est pas encor rentré.

HEBXHI.

Il n'est pas rentré P

HECTOB.

Non. Il ne tardera guère :

Nous n'ouvrons pas matin. Il a plus d'une affaire, Ce garçon là .

HiBIICE, J'entends. Autour d'un tapis vert, Dans un maudit brelan , ton maître joue et perd , Ou bien réduit à sec , d'une âme familière , Peut-être il parle au Ciel d'une étrange manière. Par ordre très-exprès d'Angélique , aujourd'hui Je viens pour rompre ici tout commerce avec lui. Des serments les plus forts appuyant sa tendresse, Tu sais qu'il a cent fois promis à ma maltresse ~iene toucher jamais cornet, carte, ni dé, Par quelque espoir de gain dont son cœur fût guidé; Cependant...

HECTOB.

Je vois bien qu'un rival domestique Consigne entre tes mains pour avoir Angélique.

NÉBINB.

Et quand cela serait , n'anrois-je pas raison ? Mon cœur ne peut souffrir de lâche trahison. Angélique , entre nous , serait extravagante De rejeter l'amour qu'a pour elle Dorante :

Lui, c'estuo homme d'ordre, et qiÙYitcongniment.

HECTOB.

L'amour se plaît un peu dans le dérèglement.

NBBINB.

Un amant fait et mur.

HECTOB.

Les filles d'ordinaire.

Aiment mieux le fruit vert.

NB1INE.

D'un fort bon caractère ; Qui ne sut de ses jours ce que c'est que le jeu.

HECTOB.

Mais mon martre est aimé.

NÉBINB.

Dont j'enrage. Morbleu ' Ne verrai-je jamais les femmes détrompées De ces colifichets , de ces fades poupées , Qui n'ont , pour imposer , qu 'un grand air débraillé . Un nez de tous côtés de tabac barbouillé , Une lèvre qu'on mord pour rendre plus vermeille. Un chapeau chiffonné qui tombe sur l'oreille ,

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