L'OBSTACLE IMPREVU, ACTE V, SCENE V
VALEBB.
Peste soit du faquin! je suis dans une, étrange perplexité I
PASQUin.
Mon front est bien endommagé.
YAI.8HK.
Maraud , ai tu t'avises jamais de me parler de ta femme, je t'assommerai sur la plaee.
PASQlim.
Eh bien ! soit. Je ne parlerai pins d'elle; mais vous ne m'empêcherez pas d'y penser. J'ai l'honneur d'une délicatesse....
VALBBB.
Encore 1 tu ne m'écouteras pas ?
PASQUÏN.
Eh ! là , là , patience. Tons aurez bientôt une femme aussi , et tous saurez ce qu'eu vaut l'aune. VALBU, notant l« frtppar.
Oh, parbleu* il n'y a plus moyen d*y tenir.
PASQfcIN.
Je vous écoute.
VALÈBE.
J'ai pris mon parti , je n'épouserai point Angélique, et elle ne s'en plaindra point; ainsi mon père n'aura rien à dire.
PASQUlil.
Et comment ferezrvous ce miracle-là ?
valkrk, te hnchuil la front.
Cela part d'ici.
PA8QUIH.
Ce sera donc quelque chose de merveilleux ?
VA1BHB.
Tu vas voir. Je m'en vais déclarer à Angélique que l'on veut nous marier dès ce soir, et que je n'y résiste plus.
Fort bien.
Elles
a charmée de cette nouvelle.
PASQUlf.
Je le veux croire.
* TALHBB.
Mais plus elle témoignera de joie et de ravissement , plus je lui marquerai d'indifférence et de tristesse. Elle est glorieuse et délicate. Ma froideur la piquera sausdoute; elle me dira quelques paroles désobligeantes, je ne lui répondrai pas un mot. Elle sera désespérée de mon silenee ; et dans le premier mouvement de son dépit, elle me déclarera qu'elle ne veut plus m'épouser. Je ferai quelques foibles efforts pour calmer son esprit. Ha froideur redoublera sa colère , et ht scène finira par une rupture en forme. Mon père s'en fichera d'abord. Je lui ferai
eonnottre que ce n'est point ma faute ; il n'osera me condamner, je serai délivré d'Angélique , et j'irai me jeter dans les bras de Julie.
PASQUIIt.
Cela n'est pas mal imaginé. .
VÀLÊBE.
Tout ce que j'appréhende , c'est qu'Angélique ne se pique pas assez vivement de ma froideur, et que l'ascendant que j'ai sur elle ne triomphe
de son. dépit.
PABQUIN.
Je ne sais si je me trompe, mais il me parott qu'elle est bien refroidie pour vous , depuis votre dernière incartade.
VALIKE.
Le fat 1 elle ne m'aime que trop ; c'est ce qui me désespère. La voici. Tu vas voir combien j'aurai de peine à me débarrasser, de ses empressements, et à la réduire au parti de l'indifférence.
PASQUUf.
Oh! voyons donc. Ceci réveille mon attention.
SCÈN.E V.