JULIE, LÉANDRE, VALÈRE, NÉRINE, PASQUTN
Que nie voulez-vous, Léandre? Ne vous avois-je pas défendu de tous présenter durant moi ? Venez-
vous renouveler mon- désaspoir, et jouir encore de l'excès de ma douleur?
LÉ ANDRE
Non, mademoiselle; vous me faites injustice; votre douleur me pénètre trop vivement, pour que je cherche à l'augmenter : je viens seulement pour vous dire que si vous m'avez aimé tendrement , que si vous avez encore pour moi quelque tendresse , il faut que vous m'en donniez la preuve que j'exige.
JULIR.
£t quelle est cette preuve , je tous prie ?
LBAHDRB.
De ne point aller au couvent, de m'oter votre ceaur, et de le réserver pour un homme pins heureux que moi. ■ "
JULIE
Vous me demandez une chose Impossible: et je prie le Ciel de me punir sévèrement, si jamais je suis à d'autre qu'à vous.
pasquin, j viière.
Voilà votre congé. Retirons-nous.
VALBIK.
- Viens, Pasquin, suis-moi; Je suis outré. Mademoiselle, vous vûus repentirez ; mais pe sera trop tard, je vous en avertis.