ABU TE
Et vous avez bien fait ; je vous suis obligé.
LE MARQUIS
Je ne saurais souffrir de vous voir outragé.
AJUSTE
Outragé, dites-vous? Quelle est votrepeusce?
Ma réputation seroît-elle blessée ,
Sje...
LE MARQUIS
Votre sagesse a fait un tel éclat , Vous avez si souvent loué le célibat , Vous avez tant raillé , déploré la folie De tout homme d'espr jt qui pour jamais se lie. Vous avez en public si hautement fait vœu De vivre philosophe , et garçon , que , pour peu Qu'il vous soupçonne enfin d'avoir fait le contraire , Avec tout ce public vous aurez une affaire. Fttlest femmes, maris, toutes sortes de gens, A la ville , à la cour, vont rire à vos dépens. ajuste..
' '■ . <» part.) ;
Us auraient bien raison. Je suis mort , s'il découvre Qne je suis marié. ■
Vous voyez que je m'ouvre Librement avec vous.
ajuste;. ' Onî , Je le vois fort bien.
LE MARQUIS
Hélite est votre amie , et rien de plus ?
Son, 'rien.
LE. MARQUIS
Je l'ai toujours bien dit; et je soutiens encore Qu'on peut vous avouer qu'on l'aime ,-qu'ou l'adore.
AJUSTE, d'un *lr embtarmi.
Eh! mais... comme on voudra. Quel horrible tourle mabquis. [menti
Je vais donc vous parler tout naturellement. Je l'aime. ,
AJUSTE
Vous riez?
LE MARQUIS
Je l'adore.
ARJSTS.
Quel conte !
■ ■ LE MARQUIS
Jadis vrai.'
AJUSTE
Hais tant pis ; et pour vqus j'en ai honte.
Nous sommes , vous et moi, dans un cas tout pareil. Fuyez Mélite.
LE MARQUIS
Nop; d'un si sage conseil, Cher ami , je ne puis désormais faire usage. J'aime, jusqu'à vouloir... brusquer le mariage.