AJUSTE, LE MAHQUIS, MEUTE
MKL1TE. t put.
Je brûle de savoir s'il a fait confidence Du secret au Marquis.
LB MAHQDIS , à Méllte.
J'ai rompu le silence, Madame , et j'ai tout dît à cet ami commun.
MÉLITB.
Et quoi?
LB MARQUIS
Notre secret.
hjSlïtb.
Nous n'en avons aucun Vous et moi. Vous m'aimez, si je veuxvousencroi- Je ne vous aime point : voilà toute l'histoire, [re;
ABISTB. 1 MéUte.
Vous ne ta chargea pas d'ornements superflus.
MEUTE, III Hirqula.
Avez-vous quelque eboseà lui dire de plus? Parlez.
ahists.
Ile cachez rien.
HÉ LITE
Qu 'avez-vous a répondre ?
LB MARQUIS
Bien des choses.
MEUTE
Voyons.
LE MARQUIS, a Milite.
Et, pour ne rien confondre , Je m'en vais commencer par vous parler de lui. J'ai soupçonné long-temps,mémejusqu 'a ujo a rd'hui, Qu'il vous aimoit , madame , et qu'en secret peut- Il préteadoit a vous ; mais il m'a fait connoltre [être Qu'à la philosophie uniquement soumis , Il n'avoit que l'honneur d'être de vos amis. Cet aveu , qu'à moi-même il vient ici de faire , Me rendra désormais un peu plus téméraire...
[MéUte, pendent que le Hanjnl* parle, reaante ArUte m levant teiepaala, et ici bit algue de k Mire. )
hei.itk . dm * SsWe.
Vouai'
AJUSTE, DM k HflSM.
Paix doue.
LB MABQUI3, a Malte.
Si c'est témérité Que de vous immoler jusqu'à ma liberté , Que de vous protester que mon cœur ne respire Que pour vivre à jamais sous votre aimable empire...
MÉLITE veut parler, et Artite lui ftlt ligne de m taim.
Quoi?...
le marque;
Que de vous offrir et ma vie et mes biens.
Et de m'unir à vous par d'éternels liens :
Recevez donc enfin mes voeux et mou hommage.
{ i) le Jeue eu genoux de Mente. )
AJUSTE. a put.
Je joue ici vraiment un joli personnage!
MBLîTE, an Mantnb.
Levez-vous, finissez, ou je sors à l'instant.
LB MABO.UU.
C'est donc là tout le prix d'un amour si constant»
uélite, a Arbie.
Vous pouvez endurer?...
AJUSTE , bu * MéUte.
Contraignez-vous, de grâce.
(Haut.}
Madame, j'entrevois, partout ce qui se passe, [cher. Qu'il vous aime ardemment; qu'il ne peut vous tou- Que sa poursuite est vaine , et qu'il devroit tacher D'éteindre un feu qui mettant detroubleen son âme, A moine que vous n'ayez entretenu sa flamme : Auquel cas.entrenons, vousauriez très-grand tort. Cela n'est-il pas vrai ?
MÉUTE.
J'en demeure d'accord.
Sij'ai flatté Monsieur de la moindre espérance. Qu'il le dise.
ABISTB.
Je sors. Peut-être m» présence L'empêche de parler librement avec' vous
MÉLITE
Cette discrétion excite mon courroux. [dre.
Restez. Et vous, Marquis, expliquez-vous sans fein- De cet ami commun nous n'avons rien à craindre; Il faut qu'il sache tout. Dites la vérité.
LE MARQUIS
Eh bien ! vous allez voir mon ingénuité.
ABISTB . se mettant entre eux déni.
Tantmieux. Pour me donner déplus sûres lumières, Dites si ses discours, ses regards, ses manières, Quand vos empressements l'obligeaient à vous voir.