‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 983 sur 1244 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE COMTE, PASQUIN

Oin,quoiqu'à mes valets je parle rarement, Je veux bien en secret m'abaisser un moment , Et descendre avec toi jusqu'à la confiance. De ton attachement j'ai fait l'expérience; Je te vois attentif à tous mes intérêts , Et tu seras charmé d'apprendre mes progrès.

Je vois que vous avez empaumé le beau-père.

LE COMTE

Il m'adore à présent.

pasquih.

J'en suis ravi.

Que me connoissant mieux il me respectera , Et je te garantis qu'il se corrigera.

tmsqtjm.

Du moins, pour le gagner, vous avez fait merveilles, Et vous avez vidé presque vos deux bouteilles , Avec tant de sang-froid et d'intrépidité, Que le fUtur beau-père en étoit enchanté.

LE COMTE

Il vient de me jurer que je serois son gendre; Sa fille étoit ravie, et me faisok entendre Combien à ce discours sou cœur prenoit de part ; Et moi j'ai bien voulu , par uu tendre regard, Partager le plaisir qu'elle laissoit parottre.

FASQUIN.

Quel excès de bonté!

LE COMTE

Si son père est le maître.

L'affaire ira grand train. Par mon air de grandeur J'ai frappé le bonbomme; il contraint «m humeur, Et n'ose presque plus me tutoyer.

FÂBQOIN.

Cet homme Sent ce que vous valez; mais je veux qu'on m'as- Si vous venez à bout de le rendre poli. [ somme

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