SCÈNE VIII
DE JORDY, sortant de la clianilire à gauclie.
Eli mais ! que vois-je? il poursuit sa marraine , (les regardant par la porte du fond ) il l’embrasse ; et loin de se fâcher , elle s’enfuit eu lui jetant son bouquet. (Il vient sur le devant de la scène, et , après uu instant de silence et de réflexion, il continue. ) J’ai eu tort , très-grand tort ; ce n’était pas là un baiser de filleul. Sans se l’avouer à luimême , ce petit gaillard-là est déjà amoureux de sa marraine : quant à elle , elle n’y pense pas encore , du moins je le crois ; mais avec son caractère , il ne lui faut qu’une idée , qu’un caprice, et je verrais tous mes projets renversés par un écolier, par un enfant. Ce petit serpent d’Édouard! je ne puis le souffrir, je le déteste! C’est décidé : il faut qu’il soit mon beau-frère, il faut que je lui donne ma soeur... (Se retournant, et apercevant Édouard, qui rentre par la porte du fond.) Le voici.
LA MARRAINE