‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 103 sur 457 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

ÉDOUARD, de JORDY.

ÉDOUARD

Impossible de la rejoindre; elle s’est enfermée chez elle , et je ne puis dire ce que j’éprouve. Ce baiser de tout à l’heure... et ma marraine elle-même qui semblait tout émue... Dieu ! si elle avait pu encore m'insulter! Vrai, ça rendrait mauvaise tète; et j’ai envie maintenant de lui chercher querelle. ( Apercevant de Jordy . ) Ah , monsieur de Jordy !...

DE JORDY

Approche, Édouard, nous avons à causer ensemble, j’ai à le parler.

Dans un instant, si cela vous est égal.

DE JORDY

Non , vraiment : c’est de la part de madame de Néris.

ÉDOl'ARD, vivement.

De ma marraine? Parlez vile; et au fait, je me le rappelle ; elle m’a dit que vous étiez chargé de m’expliquer ses intentions.

DE JORDY

Elle ne l’a rien dit de plus ?

ÉDOUARD

Non , vraiment.

DE JORDY , à part.

A merveille ! elle ne lui a pas encore parlé de mon refus. (Haut.) Eh bien , mon ami, ta marraine songe à ton avenir, à tou état.

ÉDOUARD

Je le sais.

• DE JORDY

Et même à tou établissement.

ÉDOUARD

Pour cela, rien ne presse. A mon âge et sans fortune, qui estce qui voudrait de moi ?

DE JORDY

Pourquoi donc? tu as des dispositions.

Vous êtes bien bon.

DE JORDY

Tu es jeune, tu es aimable.

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