‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 110 sur 457 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

soins, de tous les détails de ce mariage, et partir, avec vous, pour Paris sur-le-champ.

ÉDOUARD

Quoi, ma marraine! vous voulez?...

Oui, monsieur, il faut se hâter; il n’y a pas de temps à perdre : vous saurez pourquoi. Vous prendrez ma calèche; et pour des chevaux, nous enverrons Champenoux à la poste.

Air : Dieu tout-puissant, par qui le comestible.

ÉDOUARD

Tout est Uni , pour moi plus d'espérance ,

Loin de ces lieux, hélas ! il faut partir;

A tous les yeux cachons bien ma souffrance ,

L’honneur , l’amour m’ordonnent d’obéir.

DE JORDY , à Caroline.

Nous partirons, ce soin-là me regarde.

(A part.)

Selon mes vœux tout vient de réussir;

Il était temps ; maintenant prenons garde De leqr laisser celui de réfléchir.

Ensemble.

CAROLINE, à de Jordy.

Oui , tous ces soins vous regardent , je pense ;

A l’instant même il faut tous deux partir.

A leur bonheur moi je consens d’avance ;

Mais bàtez-vous surtout de les unir.

ÉDOUARD

Tout est lioi , pour moi plus d’espérance , etc.

Oui , dans mon cœur, où rentre l’espérance ,

De mes talents je dois me réjouir;

Continuons , et bientôt l’opulence Embellira mon heureux avenir.

( De Jordy entre dans la chambre à droite, Édouard sort par ie fond. )

Page 1