‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 144 sur 457 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

M. DE NOIRMONT, vivement.

Son secrétaire ! c’est moi.

CEORCES.

Oui, secrétaire général ; maisje suis, moi, du cabinet particulier.

M. DE NOIRMONT , avec envie.

Secrétaire intime ! une belle place que vous avez là , une place influente ; et je ne sais pas si je n’aimerais pas mieux...

. CEORCES, à part.

C’est ça, il va me la prendre ; il les lui faut toutes.

M. DE NOIRMONT

Et que me veut son excellence ?

CEORCES.

Elle vous attend.

M. DE NOIRMONT

Pour aller au ministère ?

CEORCES.

Précisément : la voiture est en bas, et vous n’avez qu’à y monter.

M. DE NOIRMONT

Je mets un cachet à cette lettre , et je suis à vous (U va à la table.)

GEORGES, bas, à Joseph.

Il y a des cadenas aux portières?

JOSEPH , de même.

Comme vous l’aviez dit.

GEORGES

Alors, fouette , cocher; et conduis-le à la maison de santé dont voici l’adresse. Dix écus pour toi.

JOSEPH. -

Vous pouvez être tranquille.

Monsieur ne vient pas avec nous?

GEORGES, à part.

Pour aller à Charenton : merci. (Haut.) Je ne prendrai point cette liberté. Vous avez sans doute à causer de graves intérêts , et je n’ai pas une tète comme la vôtre, ( à part) grâce au ciel.

M. DE NOIRMONT

C’est juste. Adieu, mon cher, adieu; nous nous reverrons. (A part.) Secrétaire intime ! à son âge ! il y a des gens qui ont un bonheur insolent.

( Il sort par le fond: Joseph le suit.)

LA MANIE DES PLACES

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