‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 148 sur 457 · V, DE BER LAC · texte numérisé non relu

V, DE BER LAC

Voilà comme on fait de mauvais ménages ! voilà comme les accidents arrivent! comme les plus honnêtes gens du monde finissent par être... ( prenant une prise de tabac) par être vexés! Et exposer M. Dufour, un employé à moi , à être un mari de ce genre-là! Je ne le veux pas ; je ne veux pas qu’il y en ait un seul dans mon administration.

GEORGES, à part.

Air : J’ai vu le Parnasse des dames.

Allons, il s’y met , il commence.

, M. DE BERI.AC.

Je ne veux plus de tels maris Dans les bureaux d’une excellence.

MADAME PRESTO

Ce n’est pas leur fâule.

H. DE BERLAC.

Tant pis.

Je les supprime , Je les chasse,

C’est à ces dames d’y penser.

Ça leur fera perdre leur place.

GEORGES, à part.

Jadis ça les taisait placer.

M. DE BERLAC.

Et vous qui les défendez , madame Presto ; voilà votre époux que j’ai pris comme maître d’hôtel ; si je savais qu’il fût...

MADAME PRESTO

Du tout , monsieur.

A la bonne heure ; dès que vous en répondez... Et, an fait, elle doit le savoir mieux que personne. ( A Juliette. ) Approchez ici. Vous n’épouserez pas M. Dufour; nous trouverons quelque autre employé, quelque surnuméraire, à qui il faille une jolie place... Et en attendant , voilà mon présent de noce. ( Voulant lui donner un anneau. )

JULIETTE, refusant.

Oh ! non , non , monseigneur.

M. DE BERLAC.

Allons donc, une misère comme celle-là, une bague do cinq ou six cents francs.

MADAME PRESTO , bas, à Juliette.

Apprenez, mademoiselle, qu’on ne refuse jamais un ministre.

LA MANIE DES PLACES

JULIETTE

J’aimerais mieux que monseigneur me donnât autre chose.

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