‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 149 sur 457 · M. DE BER I.AC · texte numérisé non relu

M. DE BER I.AC

Et quoi donc ?

JULIETTE

Une place à Georges, que voici ; il devait la demander à votre excellence , et il parait qu’il n’a pas osé.

Une place ?

GEORGES , à part.

Elle aurait mieux fait de prendre la bague ; c’était plus sûr.

M. DE BERLAC.

Ah! il veut une place? (il fait approcher Georges. ) Approchez. Quels sont vos tritres ?

CEORGES , passant auprès de M. de Bcrlac.

Je n’en ai pas , monseigneur.

M. DE BERLAC.

Voilà , au moins , de la franchise , et c’est rare. C’est bien , mon garçon, c’est très-bien. Et à quoi est-tu bon? que sais-tu faire?

CEORGES.

Rien.

H. DE BERLAC.

Je le nomme. . . à la barrière de l’Étoile , inspecteur des travaux . . . Il n’y a rien à faire. 1

JULIETTE

Quel bonheur !

GEORGES

Je vous remercie, monseigneur; mais je n’en veux pas.

M. DE BERLAC.

Qu’entends-je?

Comment, monsieur Georges ! vous refusez ?

GEORGES

Oui , mademoiselle ; je n’ai pas d’ambition , je ne tiens pas aux honneurs, aux dignités ; je ne tiens qu’à vous.

JULIETTE

A la bonne heure ; mais ça n’empêche pas.

M. DE BERLAC. -

Jeune homme, jeune homme , donnez-moi la main , l’autre. Ce n’est plus une place que je vous offre; c’est mon amifié , vous

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