GÉRARD, LE MARQUIS, JULIE
LE MARQUIS, entrant.
Moi-même ; je suis perdu, car celui qui frappe à celte porte, c’est notre ancien intendant , c’est Goberville ; j’ai entendu sa voix.
GÉRARD, montrant la rue.
Et Dieu sait s’il vous connait. Fuyez pendant que je vais ouvrir.
JULIE
Et les deux factionnaires, qui ne laissent sortir personne de la rue. Plutôt dans le caveau.
GÉRARD
Non; j’ai là un trésor trop précieux pour l’exposer.
Adieu , mes amis ; laissez-moi partir.
GÉRARD
Partir! ( A Julie. ) Voilà la clef, femme , va ouvrir. ( Au marquis. ) Campez-vous là. Du sang-froid et de la présence d’esprit.
( Il fait placer le marquis dans un fauteuil près de la table à droite , prend le
plat à barbe, lui barbouille toute la figure d'écume de savon , et s’apprête
à le raser. )