SCÈNE VI
les précédents; GOBERVILLE.
(t.e marquis est sur le fauteuil à droite; Gérard est occupé à le raser. Julie est
assise auprès de la table à gauche. Goberville est entre Julie et Gérard.)
GOBERVILLE.
On entre donc; ce n’est pas sans peine. Il me semble , citoyen Solon , que tu laisses bien longtemps les patriotes à la porte.
GÉRARD
Je t’ai bien entendu, citoyen Sénèque; mais ma femme, qui est malade et souffrante, n’était pas là , et je tenais une pratique que je ne pouvais pas quitter. D’ailleurs , tu pouvais bien faire le tour et entrer par ma boutique , qui est toujours ouverte à tout le monde.
COBERVILLE.
C’était mon chemin par là; je viens de l’ancien hôtel Surgy, dont la vente est affichée. Comme j’ai besoin de toi , je viens te prendre, pour t’y emmener.
GÉRARD
Impossible; je suis de garde. J’ai à sept heures une seconde faction; mais après, tant que tu voudras. ’( S'approchant de Goberville, et lui parlaut à voi» basse. ) Est-ce que tu as des vues sur oc bâtiment?
GOBERVILLE.
11 faut bien placer ses assignats. D'ailleurs, je n’achète que pour démolir. (T.e marquis fait lin mouvement, ) Qu’est-ce qu’il a donc, le citoyen ?
GÉRARD
Tu peux parler; c’est un citoyen de la république batave, qui