‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 212 sur 457 · scène ii r · texte numérisé non relu

scène ii r

folies pareilles? Et au milieu de tout cela , mon pauvre chevalier, comment se sont trouvées vos affaires?

LE CÉNÉRAL.

Assez bien. Je suis maintenant un des premiers propriétaires de France, grâce aux fabriques que j’ai établies, aux manufactures que j’ai créées.

LE VICOMTE

Vous, dans le commerce! Ah, mon cher ami! qu’est-ce que vous m’apprenez là? Votre famille doit être dans la désolation.

LE GÉNÉRAL

Non, vraiment, vu que nous partageons tout, et que je viens d'établir en faveur de mon neveu Alfred , le fils de mon frère , un majorât de vingt mille écus de rente.

Air : De sommeiller encor, ma chère.

Sans préjugé chacun exeerce Son industrie et ses talents ;

Nos vicomtes font le commerce , *

Nos chevaliers sont fabricants.

Et dans ce siècle où l’on respecte Le mérite avec ou sans nom ,

Un marquis est mon architecte.

Et mon médecin est baron. .

LE VICOMTE

Oui ; mais la considération...

LE CÉXÉRAL.

Maintenant , mon cher, on est toujours considéré quand on paye à l’État vingt-cinq mille francs d’impôt.

LE VICOMTE

Vous payez la taille !

LE GÉNÉRAL

C'est ce qui arrive à tout le monde.

LE VICOMTE

Les bourgeois , c’est bien ; mais le comte de Surgy ! mais moi ! Je ne payerai pas , je ne payerai jamais.

LE GÉNÉRAL

On vous fera saisir.

LE VICOMTE

Le vicomte de'Ja Morlière !

LE GÉNÉRAL

Pourquoi pas ?

LE VICOMTE

Un homme (le qualité !

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