‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 215 sur 457 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LF. GÉNÉRAL.

Air : Ces |> nsi liions .

D’un commerçant si l’état vous fait honte , Vous pourriez bien refuser sans façon L’industriel , mais non le noble comte ;

Car je le suis , et danà l’occasion Je fais valoir et mon titre et mon nom.

LE VICOMTE, lui prenant la main.

Malgré vos torts , malgré votre richesse,

Ah ! dans ce cœur si prompt à m’obliger,

Il est un fonds d'immuable noblesse Qui ne peut déroger.

LE GÉNÉRAL

A la bonne heure. Vous .acceptez ; et vous voilà aussi de la famille. Tu disais donc, mon cher Alfred, qu’il y avait de bonnes nouvelles?

ALFRED

Oui, mon cher oncle , les élections s’annoncent bien , et j’espère qu’aujourd’hui la Chambre aura en vous un bon député de plus.

LE VICOMTE

Les élections , la Chambre ; qu’est-ce que cela ?

LE GÉNÉRAL

Ce serait trop long à vous expliquer en un jour; car il a fallu quarante ans pour en arriver là : quarante ans d’orage.

Air de la Sentinelle.

Vous souvient-il qu’autrefois Je disais :

Cet horizon annonce la tempête ?

Elle est venue... horrible en ses excès ,

Et trop longtemps gronda sur notre tète.

Mais des débris dispersés , confondus ,

L’ordre renait.

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