‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 216 sur 457 · I.E VICOMTE · texte numérisé non relu

I.E VICOMTE

Et tous , après l’orage.

A leurs places sont revenus.

LE GÉNÉRAL

Oui , tous... excepté les abus ,

Qui sont restés dans le naufrage.

( Le général va s’asseoir auprès de la table à droite. )

LE VICOMTE

Je ne comprends pas; mais c’est égal. (A Alfred.) Elles plaisirs, et la jeunesse, comment, vous autres gentilshommes, menez-vous tout cela ?

ALFRED

A merveille.

LE VICOMTE

C’est bien , c’est très-bien, je me reconnais là; ça me rajeunit. Et les dettes, les créanciers, en as-tu beaucoup ?

ALFRED

Pas uu seul.

Ton oncle les a donc payés ce matin?

ALFRED

Apprenez que je paye moi-méme ce que je dois.

LE VICOMTE

Est-il bourgeois, le pair de France! Et ta petite maison? j’espère qu’elle est jolie , et que tu m’y mèneras ; que tu nous donneras un petit souper.

ALFRED

C’est qu’on ne soupe plus.

LE VICOMTE

Ah, mon Dieu!

ALFRED

Mais c’est tout comme , on dine à sept heures.

LE VICOMTE

Plus de petits soupers , plus de petites maisons ; je ne reconnais plus la jeunesse d’à-présent; je la retrouve toute dérangée. Et à quoi, je vous le demande, s’occupent les jeunes gens ?

ALFRED

Air : 1! ine faudra quitter l'empire.

Aussi galants que vous, aussi fidèles ,

Mais moins légers, moins futiles enfin,

Iis vont gaiement du boudoir de nos belles A l’alelier de Gérard, de Gudin ,

Ils vont entendre , admirer f'illemain.

Vers les beaux-arls, les plaisirs, la science ,

Courons, amis, courons en tilbury,

Dépéchons-nous : le siècle rajeuni Avec ardeur vers la gloire s’élance,

Tâchons d'aller aussi vite que lui.

ALFRED

Mais , à propos de plaisirs , comment ma tante et ma cousine se sont-elles trouvées de la représentation d’hier? Je ne vous ai pas encore demandé de leurs nouvelles.

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