SCÈNE xn
DERJiEVAL.
Ah, monsieur !
ALFRED
Oh ! le meilleur des hommes ! (Au vicomte. ) Eh bien ! que dites-
vous de tout cela?
LE VICOMTE
Rien ; j’en ai déjà tant vu , que je commence à m’y habituer.
LE GÉNÉRAL
Et nous, mes amis, mes concitoyens, qui après tant d’orages sommes enfin arrivés au port , et qui goûtons , à l’abri du trône et des lois, cette liberté sage et modérée que tous nos vœux appelaient depuis quarante ans , conservons-la bien; nous l’avons payée, assez cher. Toujours unis, toujours d’accord, ne songeons pins au mal qu’on a fait, ne voyons que le bien qui existe; éloignons les tristes souvenirs , et disons tous , dans la France nouvelle : (tendant une main à Derneval) Union (montrant dans le coin opposé Gobçfyille, resté seul , et le regardant d'un air de pitié) et oubli .
CHOEUR
Ah ! quelle heureuse nouvelle !
Ce choix si mérité Récompense son zèle ;
Le voilà député.
Sur cet heureux événement ,
Recevez notre compliment.
MALVINA
OU