ACTE I, SCÈNE V
MARIE
Est-ce bien vrai ? ne vous trompez-vous pas ? .
H. DUBREl'IL.
II m'écrit de Nantes, trois lieues d’ici, qu’il y arrive en garnison, et que, s’il peut s’échapper, il viendra passer quelques jours avec nous.
Air des Comédiens.
Le ciel enfin daigne donc nous le rendre.
MARIE
Ah ! quel bonheur de revoir son cousin !
A tout le monde , ici , je vais l’apprendre ,
Et puis je cours m’établir au jardin.
( A part. )
Du pavillon , en ouvrant la fenélre,
De loin, d’avance, on peut l’apercevoir;
( Regardant Malvina. )
Oui, pour une autre, hélas! il vient peut-être;
Mais je serai la première à le voir.
Ensemble.
Le ciel enfin daigne donc nous le rendre , etc.
MALVINA
A le revoir j’étais loin de m 'attendre.
Pourquoi vient-il , et quel est son dessein?
Au fond du cœur, hélas ! je ne puis rendre Ce que j’éprouve à ce retour soudain.
H.DIBRRCIL.
A le revoir j’étais loin de m’attendre.
Je pourrai donc accomplir mon dessein ;
Ah , quel bonheur ! ici Je ne puis rendre Ce que j’éprouve à ce relour soudain.
BARENTIN
A ce retour j’étais loin de m’attendre.
Qu’avions-nous donc besoin de ce cousin !
Au fond du cœur, ici , je ne peux rendre Ce que j’éprouve a ce retour soudain.
( Marie sort. )