MAKIS
Et puis, le comte Dubreuil... Vous savez bien qu’il n’y a pas de noble dans notre famille.
M. DUBREUIL
Air de Préville.
F. h , oui ! c’est juste ; et puis , au bout du compte ,
Notre famille, on le sait bien ,
N’a pas besoin d’un baron ni d’un comte;
Mais un bon coeur, mais un homme de bien,
Un tel parent ne gftte jamais rien.
( Prenant le journal que lui donne Milviiin.)
Fier de ce titre où le courage brille ,
SCRIRE. — T. III. 2-5
MALVISA.
Avec orgueil, chez soi, dans sa maison ,
On le conserve , et c’est avec raison ;
Car ce sont là des papiers de famille Qui valent bien les litres d’un baron.
( Il rend le journal à Marie. )
BARENTIN, passant auprès de Dubreuil.
Je suis tout à fait de voire avis; car j’ai beaucoup connu lo comte Dubreuil autrefois, quand j’étais à l’armée.
MACIF..
Monsieur a été 'militaire?
BARENTIN
Oui, mademoiselle ; nous étions frères d’armes.
( Dubreuil va s’asseoir sur un fauteuil à gauche, et parcourt quelques lettres.)
MALVINA
Il serait vrai !
Partageant les mêmes périls, logeant sous la même tente.
M. DUBREUIL
En effet, je reçois justement une lettre où l’on me parle de vous, monsieur Barentin.
BARENTIN , troublé.
De moi?
SI. DIBBEUIL.
Je vois que vous avez été dans les gardes d’honneur.
BARENTIN
11 est vrai ; et ce mot seul a réveillé des souvenirs et des idées de gloire, dont je ne croyais plus que mon âme flélrie fût désormais susceptible.
MALVINA
Et Pourquoi donc, monsieur? pourquoi vous décourager? Rien n’est perdu, tant qu’il y a encore des périls et de la gloire à acquérir.
SI. DUBREUIL , qui a décacheté une seconde lettre.
Dieu ! Qu’ai-je vu 1 Marie, va dire à Catherine de préparer la plus belle chambre, à tous mes gens de se tenir prêts. (11 se lève.)
MARIE
Qu’cst-ce donc?
M. DUBREUIL
Arved, mon neveu Arved! il sera ici dans quelques heures.
MALVINA Ct BARENTIN. J
O ciel !