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malvjna,
• MALVINA, vivement.
Il l'est toujours.
ARVED.
Que faites-vous ?
MALVINA
Mon devoir. Que penseriez-vous de moi , mon cousin , si je souffrais que votre générosité portât atteinte à votre honneur? Oui , mon père , c’est moi qui , pour différer cet hymen, l’avais supplié...
M. DUBREUIL
Toi?
MALVINA
Ne m’y obligez pas... du moins, dans ce moment, je vous en conjure.
M. Dl'BREl'IL.
Non , l’instant de la faiblesse est passé , et tu l’épouseras aujourd’hui même.
ARVED.
Écoutez-moi !
M. DUBREUIL, passant à droite.
Je n’écoute rien ; elle t’épousera , je l’entends ainsi.
ARVED.
Et moi, mon oncle , j’entends que ma cousine soit libre ét maîtresse de son choix , que vous lui laissiez le temps qu’elle demande pour se décider en ma faveur ou en faveur de tout autre : sinon , je pars, je quitte ces lieux; vous ne me reverrez plus.
MARIE
Ah ! que c’est bien à toi ! je te reconnais là.
MALVINA
Mon cousin! mon ami! quelle générosité! (Elles lui prennent la maiu chacune de son côté, comme pour le remercier. )
M. DLBREl'IL, à Arvcd. *
Et toi aussi, ne vas lu pas te fâcher? Les voilà tous contre moi, parce que je veux les rendre heureux! (Il» s’approchent tous trois de M. Dubrcuil, qu’ils entourent. )